Politique de la nature

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source : www.photo-libre.fr

Cette étude  de François Carrière participe d’un mouvement de réhabilitation de l’écologie politique face à certaines attaques procédant par assimilation, en proposant une lecture critique de l’ouvrage de Luc Ferry  Le nouvel Ordre écologique ou encore de l’article de Marcel Gauchet Sous l’amour de la nature la haine des hommes. Il s’agit ici de concevoir l’écologie politique  comme le paradigme à construire d’une nouvelle période historique.

Le propos ne consistera pas à discuter leur théorie, mais bien à souligner plutôt, en s’appuyant sur des auteurs tels que Guattari, Stengers, Serres ou encore Latour (dont certains sont visés par les attaques de Ferry) l’intérêt de la pensée écologique (pensée par référence) à la notion grecque d’OIKOS (habitat).

Vous trouverez le texte complet sous l’onglet « politique de la nature », dans la rubrique Philosophie.

Vous pouvez apporter des compléments et faire part de vos reflexions grâce aux commentaires ci-dessous.

Bonne lecture !

  1. Simplyearth says:

    Vous avez écrit « Les problèmes d’aujourd’hui nécessitent – tout le monde en conviendra – d’être pensés à l’échelle planétaire. Seulement, on ne peut pas pour cette raison s’en tenir à la seule décision politique résultant d’une expertise scientifique », seulement il serait aberrant de prendre des décisions politiques qui ne prendraient pas en compte les avis des experts. Là dessus je trouve que Jonas, qui est curieusement absent de votre papier, a vaiment raison.
    L’écologie est une science, et ne doit pas être simplement un ramassis d’opinions et de bons sentiments.

  2. François says:

    Tout d’abord je vous prie de bien vouloir m’excuser de ne répondre que si tardivement.

    Votre remarque est intéressante. Sur ce sujet, il peut être intéressant de signaler l’appel d’Heidelberg, appel lancé par 400 scientifiques dont 59 prix Nobel à la veille du Sommet de Rio de 1992. Cet appel avait pour objectif d’avertir les autorités que la prise en compte, le contrôle et la préservation de la planète devaient être  » fondés sur des critères scientifiques et non pas des préjugés irrationnels ».

    C’est le terme même de l’alternative que nous refusons. Il n’y aurait pour ces auteurs qu’ un seul modèle de rationalité, scientifique, devant s’efforcer de lutter contre tout ce qui n’est pas elle et qui est donc, par conséquent irrationnel. Sur ce point le travail d’Habermas peut s’avérer utile (il n’est cependant par utilisé dans l’article). Chercher les conditions de possibilités d’une rationalité sociale permet en effet d’éviter le modéle unique de la rationalité scientifique.

    Nous privilégions cependant des auteurs comme Philippe Roqueplo, Bruno Latour, Michel Callon, Michel Serres… Sur la question particulière du rapport entre l’expertise scientifique et la politique je ne peux que vous renvoyer à l’excellent livre de Roqueplo « entre savoir et décision, l’expertise scientifique ».

    Je ne dis aucunement que l’expertise scientifique ne sert à rien, je dis seulement qu’elle ne doit pas être le seul modèle de rationalité possible. Le politique, car c’est bien de cela dont il s’agit, n’est pas une affaire de « fait » qu’il faudrait connaitre pour ensuite appliquer.
    A moins d’appliquer le modèle de la caverne platonicienne. Si je n’aborde pas la position de H. Jonas c’est précisément pour les raisons précédemment évoquées. Attaché au modèle démocratique, je ne crois nullement à la solution de tyrannie bienveillante prônée par H. Jonas, tyrannie d’experts … .

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