Le désaccord moral 2/2

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Jérôme Ravat Paris IV – Rationalités contemporaines (EA 3559)

2 - Implications normatives et pragmatiques de l’approche psychosociale

Le projet consistant à articuler philosophie morale et psychologie sociale pourrait susciter un certain scepticisme, émanant tout particulièrement de la communauté philosophique : la philosophie morale a-t-elle vraiment besoin de la psychologie ? N’est-elle-pas apte, après tout, à gérer les questions normatives de manière autonome ?

Selon nous, une approche psychosociale du désaccord moral contient plusieurs apports significatifs pour la philosophie morale :

a.   Elle permet de souligner le caractère structurant du désaccord moral au sein de l’espace social.

b.   Elle permet d’éviter que le simple désaccord ne se transforme en conflit.

c.   Elle permet d’orienter la communication morale, dans le sens d’une pacification des désaccords.

 

 

2.1 - Le caractère structurant du désaccord

En premier lieu, les données psychosociales permettent de comprendre le caractère inévitable du désaccord moral. Ainsi, en psychologie sociale, la « Théorie de l’identité Sociale », marquée par les travaux pionniers du psychologue Henry Tafjel[1], montre que l’identification à un groupe et l’opposition vis-à-vis d’autres groupes fondent notre identité sociale. Selon cette théorie, maintes fois confirmée sur le plan expérimental, les individus sont à la recherche d’une identité sociale positive, obtenue par le favoritisme pour des groupes d’appartenance, (les « endo-groupes ») et la dévalorisation des autres groupes (les exo-groupes »). Dans ce cadre, le désaccord est inévitable : à partir du moment où nous appartenons à des groupes, nous entrerons nécessairement en relation avec d’autres groupes, et ces relations comporteront tout aussi nécessairement une composante agonistique. La confrontation et le désaccord structurent donc toute interaction entre groupes, et permettent à ceux qui se rencontrent de clarifier leurs identités respectives. Pour éviter cette relation agonistique, il faudrait tout bonnement interdire la formation des groupes !

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Ici, les données psychosociales permettent encore une fois de conforter certaines positions défendues dans le champ de la philosophie morale et politique. Ainsi, la théorie du « pluralisme agonistique » défendue par la philosophe Chantal Mouffe[2], met également en avant le caractère central du désaccord dans la vie politique. Selon Mouffe, le lien politique, par définition, est une relation qui s’établit entre adversaires. Cette relation agonistique, qui s’incarne de multiples façons dans l’espace politique, ne saurait être évacuée au profit d’un quelconque consensus fondé sur l’argumentation rationnelle, et faisant taire les dissensions morales. Au contraire, dans une société ouverte à la pluralité des voix morales, le consensus démocratique, ne peut s’établir que si un tiers extérieur au consensus, et faisant figure d’adversaire politique, a été identifié. Mouffe affirme ainsi :

Nous devons reconnaître que chaque consensus n’existe que comme le résultat provisoire d’une hégémonie provisoire, comme la stabilisation d’un pouvoir, et qu’il produit nécessairement une forme d’exclusion.[3]

En bref, selon Mouffe, chercher à concevoir une organisation socio-politique sans exclusion, c’est-à-dire sans désaccord, équivaudrait à oblitérer ce qui fait la teneur du lien politique. Autrement dit, le désaccord ne saurait être dépassé au profit d’un consensus global. Lorsqu’une frontière entre « eux » et « nous » s’efface, c’est le plus souvent parce que d’autres dichotomies ont été élaborées, d’autres adversaires moraux identifiés. Les solidarités se renforcent à mesure que d’autres clivages, en parallèle, s’instaurent. En bref, tout consensus ne peut s’établir que sur fond de dissensus.

En prenant appui sur le modèle de Mouffe, nous pouvons affirmer que le pluralisme agonistique caractérise non seulement le champ du politique, mais également celui de la morale. L’identité morale est avant tout une identité agonistique. Elle ne se forme pas d’abord dans la conformation, la soumission, l’obéissance aux règles et aux devoirs, mais bien davantage dans la discordance, le choc axiologique, la représentation actuelle ou potentielle d’un adversaire moral. Le sujet moral se définit et se construit avant tout par le désaccord.

2.2 -     Désamorcer le conflit

Si les données psychosociales permettent de comprendre pourquoi le désaccord moral est indépassable, elles ne conduisent pas pour autant à la confusion entre désaccord et conflit. Au contraire, les travaux psychosociaux permettent de tracer une frontière entre ces deux notions, de manière à éviter que la seconde ne prenne le pas sur la première.

Ici encore, psychologie et philosophie se rejoignent. Ainsi, selon la théorie de Chantal Mouffe à laquelle nous faisions précédemment référence, le désaccord est tout à fait légitime dans une démocratie plurielle à condition que l’adversaire ne se transforme en ennemi. C’est très précisément ce qui sépare, selon le vocabulaire de Mouffe, l’ « antagonisme » et « l’agonisme ». Il y a « antagonisme », lorsque les groupes et les individus entretiennent des relations mutuellement hostiles, et cherchent à s’éliminer. L’antagonisme, source de violence, est une menace pour la stabilité des régimes démocratiques. L’ « agonisme », en revanche se définit comme un désaccord dans lequel une certaine légitimité est accordée aux revendications des opposants. Autrement dit, l’ « agonisme » s’accompagne d’une reconnaissance de l’Autre, qui est exclue par l’ « antagonisme ». Ainsi, à la suite de Mouffe, nous pouvons affirmer que « le but d’une politique démocratique est de transformer l’antagonisme potentiel en une agonistique »[4]. Autrement dit, ce qu’il faut éviter, ce n’est donc pas tant le désaccord (l’agonisme) que le conflit (l’antagonisme) et les conséquences désastreuses qui en résultent : actes xénophobes, violences communautaires, haines démesurées d’un Autre idéalisé, essentialisé, diabolisé.

En somme, dans un régime démocratique, la régulation des désaccords moraux exige avant tout de désamorcer les conflits éventuels : il s’agit de passer d’une relation marquée par l’hostilité et la violence, à une relation qui peut certes demeurer discordante, mais où l’on n’en continue pas moins d’écouter et de respecter ses contradicteurs. En un mot, il importe de faciliter la familiarisation de l’Autre, c’est-à-dire le fait que celui-ci ne se présente pas comme une altérité radicale et menaçante, mais au contraire comme un être à la fois différent et similaire, possédant des spécificités identitaires, mais également des valeurs communes.

Ce processus de familiarisation est complexe. Il combine une multiplicité de facteurs, comme l’évolution des normes juridiques, des représentations artistiques, des représentations médiatiques notamment. Les connaissances psychologiques (et plus généralement les connaissances scientifiques) ne sont qu’un des moyens permettant la familiarisation. Toutefois, dans la mesure où elles ont des répercussions sur les décisions collectives (en particulier sur les décisions politiques) ces connaissances jouent un rôle important dans ce processus. Par exemple, les données psychosociales peuvent indiquer selon quelles modalités il est possible d’endiguer la radicalisation du désaccord, sa transformation en conflit. Pour ne prendre qu’un exemple, les psychologues Vrij, Van Schie, et Cherrymann ont ainsi évalué les effets de campagnes de communication persuasive pour combattre les préjugés à l’égard des Turcs, des Marocains, et des surinamiens, victimes de comportements discriminatoires et de violences aux Pays-Bas. Selon leurs résultats, pour que ces campagnes réduisent effectivement les préjugés, trois conditions doivent être réunies. D’abord, la focalisation sur les similitudes entre les attentes positives des membres de l’exo-groupe et celles de l’endo-groupe. Ensuite, la focalisation sur la diversité des membres de l’exo-groupe. Enfin, un message explicite visant à la réduction des préjugés (les messages implicites étant plus difficiles à interpréter)[5]. Ces résultats indiquent que des campagnes institutionnelles positives, explicites, et dont le contenu reflète la diversité interne des minorités sont à même de modifier d’atténuer les conflits moraux éventuels.

2.3 -     Orienter la communication morale

 

Comme l’indique l’exemple précédent, les données psychosociales peuvent être mises au service de la communication morale. Un des premiers usages de la psychologie sociale, en ce sens, n’est autre que l’étude des thèmes et des termes fédérateurs, aptes à diminuer les conflits individuels ou communautaires. Considérons par exemple les travaux du psychologue social Rouquette sur les « nexus ». Selon ce dernier, les nexus sont des représentations sociales dotées d’une valeur affective extrêmement forte. Véritables « nœuds affectifs prélogiques »[6], ils assurent le lien entre plusieurs attitudes ou plusieurs prises de position. Par exemple « nazisme », « O.G.M », ou « nation » sont des « nexus ». Rouquette a formulé l’hypothèse selon laquelle l’usage de certains « nexus », dans la communication sociale, permettait un masquage des différences entre les groupes, et à l’intérieur des groupes. Autrement dit, l’usage de certains « nexus » permet de se rassembler autour d’une cause commune. Comme l’écrit Rouquette au sujet des nexus :

Ils rassemblent ou, au moins, temporairement, ils unifient dans une communauté plus vaste un ensemble hétérogène de classes, de catégories et de groupes[7].

Pour tester la validité empirique de cette hypothèse, Rouquette et ses collaborateurs demandèrent à un échantillon de 460 étudiants en psychologie d’établir un classement des termes les plus fédérateurs, selon eux, en fonction de leur pouvoir mobilisateur, à partir de la consigne suivante : « Parmi les thèmes politiques ci-dessous, pour lesquels seriez-vous prêts à manifester, voire à combattre, s’ils se trouvaient menacés dans votre pays ? Classez les de 1 à 10, selon l’ordre de votre mobilisation éventuelle ». à partir des rangs moyens de mobilisation, les auteurs de l’enquête obtiennent la liste ordonnée suivante : Liberté (rang moyen = 1, 92), Paix (2,8), Egalité (3,5), Justice (3,9), Fraternité (4,3), Unité (6,5), Travail (7,4), Progrès (7,5), Dieu (7,5), Patrie (8,6).

Le fait que certains nexus désactivent les divergences entre groupes a également été testé empiriquement. Ainsi, comme l’a montré une étude effectuée par les psychologues Lo Monaco, Rateau et Guimelli en 2007[8], l’introduction du nexus « liberté » dans un texte décrivant le « groupe idéal » contribuait fortement à diminuer les conflits et les divergences au sujet de la représentation de ce groupe. Quand le nexus « liberté » est introduit dans ce texte, il a pour effet de diminuer de manière sensible les désaccords, par contraste avec le même texte sans activation du « nexus ». Ces résultats sont d’une importance capitale dès lors qu’il s’agit de gérer les désaccords moraux dans la sphère publique. Pour qui vise le consensus, ou du moins l’atténuation des désaccords, ces données mettent en avant un terrain d’entente à partir duquel une communication morale pacifiée peut commencer.

La réduction des conflits entre groupes est également possible grâce à ce que les psychologues sociaux nomment la « recatégorisation ». Un processus de recatégorisation s’est produit lorsque les membres de groupes différents sont rassemblés (de manière unidimensionnelle ou pluridimensionnelle) au sein d’un groupe plus vaste. Selon le psychologue André Ndobo :

La recatégorisation est un mécanisme qui consiste à reconfigurer mentalement des groupes différents au sein d’une identité endo-groupe commune ou supra ordonnée. Elle marque le passage des identités sociales multiples vers une identité sociale commune, et la conséquence de ce mécanisme mental est l’effacement des frontières intergroupes originelles[9].

Le concept de recatégorisation a par exemple été exposé dans le modèle de l’ « identité endo-groupe », des psychologues Dovidio, Kawamaki, et Gaertner[10]. Il fait référence à l’ensemble des actions ayant pour but de modifier les conceptions que les individus développent au sujet de leur appartenance à un groupe unique. Recatégoriser la relation entre groupes, ou entre individus appartenant à des groupes différents, constitue un excellent moyen d’atténuer les désaccords moraux. En effet, puisqu’une des sources primordiales du désaccord n’est autre que la distinction entre « eux » et « nous », englober les exo-groupes séparés au sein d’un endo-groupe plus vaste permet de créer un « nous » englobant.

Différents travaux empiriques indiquent que la recatégorisation permet de pallier les effets néfastes de que les psychologues sociaux nomment « l’infra-humanisation ». Ainsi, le psychologue Gaunt a montré que quand ils s’identifient à une même catégorie (« israélien ») et qu’ils reconnaissaient l’autre groupe comme faisant partie de cette catégorie, les juifs israéliens et les arabes israéliens s’infra-humanisaient beaucoup moins, voire plus du tout. La recatégorisation ouvre donc la voie à la reconnaissance d’une commune humanité, ouvrant ce faisant la voie à une pacification des relations entre groupes[11].

Certes, la recatégorisation n’est pas toujours possible, voire souhaitable. Mais comment la favoriser de manière à empêcher que le désaccord ne se mue en conflit ? Dans nos propres recherches[12], nous avons mis l’accent, à partir des travaux psychosociaux sur l’importance du recadrage de la communication morale. Comme l’ont montré notamment les travaux désormais classiques du sociologue Erving Goffman[13], un cadre n’est pas un argument, mais plutôt un implicite communicationnel sous-tendant les interactions sociales Par exemple, les relations au sein d’un groupe peuvent être décrites à travers un cadre solidariste (faisant référence par exemple à l’entraide, à la coopération), ou contraire à travers un cadre belliciste (faisant référence à l’inimitié, la haine, les rivalités ancestrales…).

Les cadres moraux ne sont pas innocents. Dans la communication morale, adopter tel ou tel cadre conduit à mettre en place toute une série d’actions et de décisions allant dans le sens de la pacification ou au contraire de la radicalisation du désaccord. Il s’agit donc, en recadrant la communication morale, de transformer l’hostilité mutuelle en reconnaissance mutuelle. Les protagonistes du désaccord, se reconnaissant dans des cadres communs, sont ainsi en mesure d’appréhender de manière mesurée les contradictions qui les opposent, au lieu de s’affronter sur un mode dichotomique (« bien/mal », « humain/inhumain », « barbare/civilisé »). Ainsi, le choix d’un certain cadrage influe grandement sur la réception des controverses morales. Par exemple, la gestation pour autrui consiste-t-elle à « louer un utérus », comme le pense Sylviane Agacinski[14], ou à pratiquer un « don d’engendrement », comme le souligne Irène Théry[15] ? La corrida est-elle un « combat » entre l’homme et le taureau, comme le soutient Francis Wolff[16], ou plutôt un acte de « torture », comme l’affirme Jean-Baptiste Jeangène Vilmer[17] ? Faut-il parler du « bébé-médicament », ou du « bébé du double espoir ? » Les prostituées sont-elles des « esclaves » ou des « travailleuses » du sexe » ? Nous le voyons, le choix d’un cadrage oriente grandement la façon dont les désaccords moraux évoluent, et dont ils peuvent se transformer en conflit. Les discours politiques, médiatiques, et artistiques ont donc une forte responsabilité lorsqu’ils emploient tel ou tel cadre.

Dans les développements ultérieurs de la psychologie sociale, il serait très intéressant de conduire des recherches sur les processus de recadrage favorisant la pacification des désaccords moraux. Un tel travail, qui n’en est aujourd’hui qu’à ses balbutiements, aurait bien évidemment des répercussions fondamentales en matière d’éthique appliquée.

Conclusion

Cet article visait à souligner qu’une approche psychosociale des désaccords moraux peut constituer un outil fondamental pour la réflexion philosophique. Nous nous sommes attachés à montrer que l’approche psychosociale est résolument applicable aux controverses qui traversent les sociétés contemporaines, et qui sont étudiées par plusieurs domaines de la philosophie morale (éthique appliquée, éthique animale, éthique médicale…).

En mettant l’accent sur l’articulation entre motivations, situations, et représentations, nous avons voulu montrer par ailleurs que tout traitement pratique des désaccords moraux doit  prendre en considération les questions suivantes :

-     Les motivations sociales fondamentales des individus (appartenance à un groupe, confiance…) sont-elles satisfaites ? Si la réponse à cette question est foncièrement négative, alors le conflit ne pourra manquer d’émerger et de perdurer.

-     Les agents moraux sont-ils placés dans des situations qui aboutissent à une accentuation du désaccord ou au contraire à sa diminution ?

-     Les représentations forgées par les protagonistes moraux vont-elles dans le sens du conflit (par exemple si elles conduisent à la déshumanisation d’autrui) ou au contraire dans le sens du compromis, voire du consensus ?

À la lumière des analyses précédentes, il faut selon nous insister sur la nécessité d’une collaboration accrue entre philosophie morale et psychologie sociale dans l’exploration conjointe du désaccord moral. L’instauration de passerelles effectives entre ces deux disciplines n’est réellement possible qu’au prix d’une interprétation philosophique des données empiriques. Ces données ne sont pas prêtes à l’emploi, attendant sagement que le philosophe veuille bien s’en emparer. Au contraire, elles nécessitent un travail de réappropriation spéculative, seul à même d’offrir au philosophe moral d’authentiques possibilités normatives. En somme, malgré les cloisonnements disciplinaires et les difficultés méthodologiques qu’il peut rencontrer, le rapprochement entre philosophie et psychologique méritera amplement d’être poursuivi et développé dans les années à venir. Il s’agit en effet, nous le pensons fortement, d’une voie décisive pour éclairer cet objet déconcertant et paradoxal qu’est le désaccord moral.


[1] H. Tafjel, « Social identity and intergroup behavior », Social science information, 1974, 13, pp. 65-93 ; Tajfel, H. et Turner J.C., « The Social Identity Theory of Intergroup Behavior », in Austin, W. G. (dir.), The Psychology of Intergroup Relations, Chicago, Nelson-Hall, 1986, pp. 7-24.

[2] Voir C. Mouffe, Le politique et ses enjeux. Pour une démocratie plurielle. Paris, La Découverte/MAUSS, 1994 ; « Deliberative Democracy or Agonistic Pluralism? », Political Science, 2000, Series 72, pp. 1-17.

[3] C. Mouffe, « Deliberative Democraty or Agonistic Pluralism », Political Sciences Series, 2000, 72, p. 17. Notre traduction.

[4] C. Mouffe, « Le politique et la dynamique des passions », Rue Descartes, 2004, 3, n° 45-46, pp. 179-192.

[5] A. Vrij., E. Van Schie, J. Cherryman, « Reducing ethnic préjudice through public communication programs : a social psychological Perspective. The journal of psychology. 130 (4), 413-420.

[6] M.-L Rouquette, Sur la connaissance des masses. Essai de psychologie politique, Grenoble, PUG, 1994, p. 68.

[7] Ibid., p. 81.

[8] G. Lo Monaco, P. Rateau, C. Guimelli, « Nexus, représenttaions sociales, et masquages des diversités intra et intergroupes », Bulletin de psychologie, 2007, 60, (6), pp. 581-592.

[9] A. Ndobo, Les nouveaux visages de la discrimination, Bruxelles, De Boeck, p. 126.

[10] J. F Dovidio, S.L Gaertner et K. Kawakami, « Reducing contemporary prejudice: Combatting explicit and implicit bias at the individual and intergroup level », in S. Osakamp (dir.), Reducing prejudice and discrimination, Mahwah, NJ : Lawrence Erlbaum, 2000, pp. 137-163.

[11] R. Gaunt, « Superordinate Categorization as a Moderator of Mutual Infrahumanization », Group Processes and Intergroup Relations, 2009, 12, n° 6, pp. 731-746.

[12] J. Ravat, Philosophie empirique des désaccords moraux. Une théorie de l’imaginaire polémique. Thèse, philosophie, Université Paris-Sorbonne (Paris IV), 2012.

[13] E. Goffman, Les cadres de l’expérience, Paris, Editions de Minuit, 1991.

[14] S. Agacinski, Corps en Miettes, Paris, GF Flammarion, 2009.

[15] Voir notamment I. Théry, « Anonymat des dons d’engendrement. Filiation et identité narrative des enfants au temps du démariage », in E. Porqueres i Gené (dir.), Défis contemporains de la parenté, Editions de l’EHESS, collection « Cas de figure », 2009.

[16] F. Wolff, 50 raisons de défendre la corrida, Paris, Mille et Une Nuits, p. 123.

[17] J.-B Jeangène Vilmer, Ethique animale, Paris, PUF, 2008.

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