Modèle-Représentation de la Connaissance relationnelle (1/2)

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Un milieu intermédiaire d’expression en ligne, sans l’artifice d’une puce ou d’un senseur

Diane Gamache – chercheur indépendant

Résumé

Le paradigme « Faites-le vous-même » fondé sur des méthodes ouvertes de développement individuel et collectif des pratiques donne l’évidence d’un mouvement qui transite d’un monde gouverné par des experts à un monde pris en charge par un individu ordinaire, détenteur d’une « langue ordinaire » plus naturelle que celle de ces experts. Inspirée de cette mouvance à la fois relationnelle et technique, nous reprenons les compétences et contraintes d’une « activité langagière » type, simple et familière de représentation de la « connaissance relationnelle », celle de la droite orientée et étiquetée, pour offrir à l’internaute, une langue, un patron d’usage lui donnant l’occasion de dessiner à l’écran de l’ordinateur une partie des idées qu’il a dans la tête.

La « connaissance relationnelle » (en anglais relational knowledge) est une connaissance liée à une autre connaissance, et ce, selon une approche notionnelle à la connaissance qui va au-delà de l’information. « Une distinction commune de trois notions précise qu’une donnée est un contenu directement observable, une information consiste en données analysées et la connaissance est le résultat de l’interprétation d’informations basées sur les valeurs, les perceptions et l’expérience individuelles » (Jacques Folon, 2015)

Mots clés : représentation de soi, espace d’énonciation active, langue d’écriture digitale, altérité des processus sous-jacents, valeur de vérité, continuum d’échange, sens commun, sens spécifique, processus créatif à valeur ajoutée.

Abstract The « Do it yourself » paradigm based on the open methods of individual and collective development practices gives evidence of a shift from a world ruled by experts towards to a world taken over by an ordinarily-skilled actor, possessing « ordinary language », more natural than that of the experts. Inspired by all this relational and technical movement, we fall back on the abilities and constraints of a typical simple and familiar “language activity” representation of « relational knowledge »1, that of the labeled oriented line, to offer the internet surfer, a language, a usage pattern giving it an opportunity to draw on the computer screen some of the ideas he has in mind. Keywords : self-representation, dynamic enunciative space, digital writing language, underlying process otherness, thruth value, continuum exchange, common sense, specific sense, valuable independently minded process.

… envisager le savoir en termes de monopole, c’est abominable. Le savoir est à tout le monde, il est universel ! (Michel Serres, 2015)[1]

… la technique [… ] est une manière spécifique de se rapporter au monde et aux hommes [… ] est l’expression d’un être particulier qui tente de remplir son espace, son temps, sa légitimité (Ernst Jünger, 1989)[2]

Le numérique transgresse au moins trois limites essentielles : celle du texte lui-même, dans son extension spatio-temporelle ; celle qui sépare le lecteur de l’auteur ; celle enfin qui distingue le texte de l’image, ce non-texte par excellence. (Bazin, 1996)[3]

Introduction

Tout comme la notion de « ville en transition »[4] de Rob Hopkins, où la ville nécessite de se libérer de sa dépendance au pétrole en trouvant localement des énergies nouvelles, l’internaute des temps modernes nécessite de nouveaux processus numériques d’écriture adaptés à ses capacités et à ses compétences d’organisation et d’analyse. Capacités et compétences qui feront en sorte que demain, la forme et le sens globalement analysés sur le web sémantique (WS) se rapprochent de la forme et du sens révélés/rapportés localement par l’internaute. Certains spécialistes de l’information et de la communication (SIC) regardent le processus d’écriture sur le web comme une activité individuelle qui requiert des processus contraignants de haut niveau, dirigés par des approches définitionnelles (terminologie, ontologie, vocabulaire ensembliste) fixées par des experts de domaine.  D’autres, spécialistes du traitement des langues naturelles, regardent l’écriture numérique comme un enchaînement de mots ou de signes bien agencés au regard d’une norme ou convention d’écriture. Et d’autres, plus près des littératures de l’imaginaire, la présentent comme étant un mouvement de l’intérieur vers l’extérieur, un allant-de-soi, un processus en continu qui a ses états du passé, ses événements déclencheurs de l’Action, ses processus ou règles d’ajustement, d’orientation et d’adéquation et ses mémoires ou états résultants. À l’ère numérique actuelle (2016) où le contact avec l’écran transforme l’univers économique, culturel et social de l’internaute non-spécialiste de l’information et de la communication, comment une approche à l’écriture digitale (ÉD), du bout des doigts, peut-elle réifier son pouvoir de signifier sur le WS ? Comment main tenant une tablette, un téléphone portable, un second écran, l’internaute moderne peut-il fixer lui-même, par son ÉD, une valeur d’ordre signifiante et probante échangeable sur le WS ?

Notre propos est développé en trois volets. Un premier mettra en lumière la limite actuelle de l’expressivité de l’humain sur le WS. Un second fera état très succinctement de la phénoménologie sociale de la représentation de soi dans l’univers du WS. Un troisième traitera de l’étendue de notre argumentation linguistique et computationnelle dans un contexte applicatif en ligne porteur de formes et de sens.

Limite actuelle de l’expressivité de l’humain sur le WS

À titre de dimension du digital la plus d’actualité, le WS aussi dénommé web des données libres et liées (en anglais linked open data – LOD)[5] est un espace public d’expression où le savoir-faire technologique des spécialistes SIC l’emporte sur le savoir-faire technique de l’artisan qui a du métier. Dans cet univers qualifié de « Nouveau Monde » de la signification, le document autrefois lisible/inscriptible par l’artisan est délaissé au profit d’une structure informationnelle (la donnée — le data) descriptible à l’aide de mots clés (des concepts) faisant consensus. Sur cette base consensuelle, les notions de connaissance, de vérité et de prise de décision se construisent à coup d’algorithmes. Algorithmes pensés par les spécialistes SIC qui reprennent les principes et fondements de la logique de description, de la logique combinatoire et de la logique prédictive pour fixer la forme et le sens de « ce qui se dit » « se rapporte » sur le WS. Sur la base de ces logiques, les données considérées comme des entités indépendantes, autonomes et ouvertes sont agrégées à loisir sans se soucier de leur langue d’origine (Lo). La connaissance qui en émane est une connaissance nomade, détachée de ses pratiques langagières, de ses parentalités d’écriture (Bernard Stiegler, 2013). Bien qu’intelligibles et calculables, ces données sont, tout comme les « j’aime » cliquables, porteuses d’une valeur de vérité attribuée à l’aveugle. Valeur de vérité qui menace le devenir culturel, économique et social des humanités numériques en quête d’« intégrité contextuelle »[6], de pertinence et d’efficacité. Dans cet univers en rupture à ses origines langagières, l’écart (∆)  se creuse entre le monde idéal intentionnellement construit par les spécialistes SIC et le monde « réel » où l’humain pense/agit/vit. Humain doté d’une pensée objective et d’une compétence langagière spécifique lui permettant de communiquer librement, de façon intentionnelle et juste, son opinion, son point de vue (en anglais point of view ‑ POV) sur une place publique comme celle du WS. Comme l’indique Roger Chartier (2013, p. 56) « Le monde numérique est un monde de fragments décontextualisés, juxtaposés, indéfiniment recomposables, sans que soit nécessaire ou désirée la compréhension de la relation qui les inscrit dans l’œuvre dont ils ont été extraits ».

Notre approche tente donc de réduire ce  en contournant à la source ce phénomène de vérité fabriquée à l’aveugle. Pour ce faire, nous tenons compte, dans un univers technologique en rupture comme celui du WS, d’un a priori langagier donnant naissance à un allant-de-soi juste, valide et stable, non contestable sur une avancée de preuve ou d’argumentation communément partagée. Avancée échangeable sur le WS au même titre que les données de collecte. Avancée qui se veut faire une différence en amont de l’échange au niveau de l’autonomie d’expression de l’internaute non-spécialiste SIC et une différence en aval au niveau de la compréhension ou mise en confiance des deux catégories d’agents intelligents, humain([7], [8]) et non humain, du WS.

Phénoménologie sociale de la représentation de soi

Relevant d’une phénoménologie sociale moderne, celle des nouvelles « sociabilités interfacées par des représentations de soi » (Fanny  Georges, 2009), notre nouvelle façon de voir l’expérience utilisateur en ligne dégage, en amont de l’échange, une « place libre » à potentiel d’occupation par l’internaute non-SIC. Une place libre sous la forme d’un « espace de réflexion [… ] un espace personnel libéré des pressions extérieures [… ] un modèle de constitution de [SA] réalité humaine et sociale » (Yves Citton, 2010). Un modèle constitutif prenant la forme d’un « milieu intermédiaire » (Jean-Philippe Faure, 2013)[9] d’expression en ligne (MIEL) co-construit en amont de l’échange et communément rapportable en aval. MIEL à deux têtes conçu en amont par le spécialiste SIC, mais personnalisable (ajustable/manipulable) en amont, par l’internaute qui pense/agit/écrit en son nom, au JE, dans l’intention de se faire comprendre en aval (voire jouer d’influence) auprès des deux catégories d’agents du WS. MIEL au naturel, parlé/écrit du bout des doigts, sans l’artifice d’une interface cérébrale comme celle de la puce sensible et bavarde, ce « supposé-je » de la télésérie de science-fiction Black Mirror  (un je qui « parle » en lieu et place de l’humain) (Emmanuelle Caccamo, 2014)[10]. Comme le souligne Caccamo en citant Tzvetan Todorov (critique littéraire, sémiologue, philosophe, directeur de recherche sur les arts et le langage et pionnier de la renaissance de la rhétorique) si « le recouvrement du passé est indispensable [… ] cela ne veut pas dire que le passé doit régir le présent, c’est celui-ci, au contraire, qui fait du passé l’usage qu’il veut »[11].

N’étant pas les premiers à s’orienter dans le sens d’un déplacement de l’univers de raisonnement et d’argumentation du WS de l’aval de l’échange vers l’amont, là où à l’origine l’humain moderne s’exprime au moyen d’une langue numérique d’écriture, notre approche se distingue des approches actuelles d’inversion. Approches à la personnalisation, à la construction du sens et à la mise en confiance reprenant des descripteurs ou marqueurs culturel, cognitif et social faisant consensus auprès des membres d’une même communauté de pratiques. Elle s’en distingue en faisant d’une langue  une langue générique, quasi universelle, permettant d’exprimer,  de rapporter et de vérifier/valider (V&V) communément, a priori et a posteriori de l’échange, sur la base de son vocabulaire, de sa grammaire et de sa sémantique propres[12] ; la « valeur de vérité » ou « justesse de contenu » des énoncés bien formés (voire formels) qui en émanent.

La finalité du MIEL que nous souhaitons mettre en place est double :

  • libérer l’internaute de sa dépendance actuelle à la rationalité que lui imposent les spécialistes SIC. Voire une forme communautaire de communication en ligne sous la gouvernance des SIC.
  • réifier le pouvoir de signifier de l’internaute, ce monsieur madame Tout-le-monde non-spécialiste SIC mais spécialiste de son domaine de pratiques, qui souhaite, à l’ère moderne du Do-It-Yourself (DIY) et du tout connecté, constituer lui-même le POV qu’il échange sur une place publique comme celle du WS. Voire une forme et figure de la résistance à cette rationalisation.

Dispositifs technologiques à dénotation directe – une langue vivante

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Les capacités réactives des interfaces humain-machine (IHM) actuelles transforment, sur la base de l’accessibilité directe à des fonctionnalités graphiques, les pratiques du digital. Ainsi, l’utilisateur du nouveau navigateur Microsoft Edge de Windows 10 peut surligner, entourer, dessiner librement à la surface de l’écran. À l’aide de l’applicatif Epic Pen v2015 il peut dessiner sur un avant-plan en transparence réutilisable/transposable dans un autre contexte. Désormais, l’internaute non-spécialiste SIC (en anglais Ordinarily-skilled actors) a le potentiel de dessiner à l’écran pour rapporter, « sans texte », sous la forme d’une écriture librement distribuée, une partie de sa connaissance. Comme l’indique Marshall McLuhan (1964)[13] dans son ouvrage exposant un rapport sensible entre le médium et le message, ce rapport intime à la surface de l’écran façonne les humanités numériques. Selon une perspective littéraire plus large, cette actualité de l’écriture nous fait transiter d’une « pensée-mot » à une « pensée-forme », de la lettre du texte à une forme de représentation (Riesz)[14] qui dénote, directement à l’écran, une partie de notre monde, de notre réalité, de notre univers de sens, de notre réflexion (une image que l’individu se fait de lui-même) (Wikipédia, le vrai self). Une « pensée-forme » où à l’origine, comme le disait Barthes dans le Degré zéro de l’écriture (1953), « les assignations fixées par un code » sont déjouées par une écriture prototypique donnant naissance à des genres littéraires personnalisés. Comme l’indiquent pour l’écriture manuelle le romancier et pionnier des recherches en sémiotique Umberto Eco (1982)[15] et pour le geste électronique de la main le philosophe épistémologue Michel Serres (2013), la langue d’écriture, qu’elle soit manuscrite ou graphique, est une langue vivante (voire une langue énergétique, une langue génétique)[16] qui s’apprend, se maîtrise et se « parle » par un individu désireux d’exprimer ses idées. En ce sens, l’ÉD sous forme d’un enchaînement de symboles, tout comme l’écriture en langue française, est une langue d’expression qui prolonge/étend, au moment de l’interaction, par le geste et la trace numérique, la pensée de son auteur. Sa modernité actuelle, tournée vers l’Action d’un sujet qui exprime librement sa pensée en dessinant à l’écran questionne l’altérité et la variabilité des processus de collecte sous-jacents. Tout comme la Figure (Gestalt) du travailleur de Ernst Jünger (1932), ou celle du worker d’après-guerre de Martin Heidegger, l’internaute moderne « génétiquement prédisposé à être un maker » (p. 11)[17] présente, sur la base de ses nouvelles pratiques de l’ÉD, un « pouvoir de puissance » (Hannah Arendt)[18] (will of power – Heidegger) qu’il nous faut, nous spécialistes SIC, comprendre et libérer.

According to Heidegger, this world of practice even includes the whole of nature, i.e. beings in the whole : “Any work with which one concerns oneself is ready-to-hand not only in the domestic world of the workshop but also in the public world. ” [… ] Can we conclude, then, that the ontology of work shows itself already in Heidegger’s description of the work-world in Being and Time? (Vincent Blok, Heidegger Studies, 2015, p. 112)[19]

Dans ce contexte du dispositif technologique où l’image dessinée à l’écran vaut mille mots, l’internaute moderne, non-spécialiste SIC, bénéficie de peu de moyens (outils, méthodes, cadres opératoires) pour prolonger/étendre librement sa pensée d’une façon compréhensible/interprétable par les deux catégories d’agents du WS. Bien que les agents numériques dotés d’une capacité de vision puissent, tout comme l’humain, interpréter ces traces personnalisées sur la base d’un patron visuel qu’ils « reconnaissent », ils ne peuvent  avoir la certitude de les interpréter correctement, de façon cohérente et complète, au regard de l’Action posée par l’auteur de cette trace. Par contre un agent humain ou non humain, doté non pas d’une capacité visuelle à décoder cette trace, mais d’une capacité à interpréter un agencement de mots bien orthographiés comme ceux de la langue française (voire des structures textuelles de phrase, paragraphe, texte, récit), ou encore une structure définitionnelle comme celle des ontologies de domaine largement utilisées dans les technologies du WS, en serait difficilement capable.

Pour notre recherche, ces nouveaux genres littéraires conditionnés par l’Action interactive de l’humain qui dessine ses idées à la surface de l’écran se doivent d’être avant tout conventionnés pour, par la suite, être transposés/adaptés aux formats de lecture/écriture propres aux technologies à logique descriptive du WS. Ne pouvant nous préoccuper de toutes les Lo d’ÉD, nous limitons notre recherche à une langue simple et familière, « sans texte », celle d’une droite orientée et étiquetée (DOE) identifiée LDOE dans la suite du texte. Une LDOE donnant naissance à des énoncés bien formés en provenance d’un internaute désireux de révéler publiquement sur le WS une partie des idées qu’il a « dans sa tête ».

Sur la base d’un méta modèle d’énonciation active prise en charge par l’internaute nous avançons la faisabilité, la typicité, la généricité, la quasi universalité et le bien-fondé de notre approche.



[1] extrait de l’entrevue Manuel Cohen avec Michel Serres portant sur son dernier livre « Pantopie : de Hermès à Petite poucette », avril 2015

[2] extraits de Thomas Le Bon, Le travailleur comme Figure et le problème de son autre dans Le travailleur d’Ernst Jünger, en parlant de ou citant Jünger, Revue.org : Penser le (non-travail), 6|2012

[3] extrait de Suzanne Bertrand-Gastaldy, Des lectures sur papier aux lectures numériques : quelles mutations ?, en citant Bazin (1996), journée d’étude Acfas 2002

[4] « Transition Town Totnes (Totnes, ville en transition) vient de naître », Rob Hopkins, l’homme qui croyait en vous, 2015, http://www.nationalgeographic.fr/25272-rob-hopkins-lhomme-qui-croyait-en-vous/

[5] Linked Open Data – LOD est une évolution moderne du web 2.0 pensée par Tim Berners Lee (2009) pour rendre les données plus signifiantes et maniables en voyant la donnée comme une ressource informationnelle autonome, indépendante, descriptible par des marqueurs sémantiques. Le LOD n’est donc pas le web documentaire constitué de pages web à contenu fortement textuel lisible par un humain (voire l’ordre du livre, l’ordre du texte). Le LOD est avant tout une infrastructure technologique permettant d’agréger sur demande des ressources numériques (texte, ou non-texte : image, vidéo, carte géographique, objet structuré) fragmentées en unités de connaissance (des métadonnées) pour en extraire des connaissances nouvelles, de la valeur, du sens (voire l’ordre des données – du data). (Inspiré de : Abiteboul et al. (2014)

[6] Intégrité contextuelle (en anglais contextual integrity) est une notion proposée par Helen Nissenbaum (2004, 2010) pour décrire les modalités de la privacité (privacy) en ligne (dictionnaire de l’analyse du discours numérique – DADN, http://technodiscours.hypotheses.org/922)

[7] Notre référence à la notion d’agent humain est celle de Shoham (1993)  et de Russell (1997) où l’humain est un agent intelligent, volontaire, intentionnel, indépendant et autonome, qui participe/collabore sur la base de ses capacités cognitives et de ses actions, à la résolution de problèmes médiés par un système d’information (SI).

[8] La vision moderne (2015) d’agence décrite dans l’ouvrage Agents of alternatives : Re-design our realities actualise la notion de Shoham et Russell au regard d’une capacité à changer le futur, « posit and construct alternatives », http://agentsofalternatives.com/

[9] Le ‘MI’ de Saussure : « un jeu de formes par rapport à d’autres formes [… ] d’un quelque chose qui s’articule, constituant la forme objective des structures du langage » (p. 174). Faure dans sa thèse retourne sur les travaux de Saussure, Guillaume, Trier, Culioli pour exposer le principe de negentropie au regard de la doctrine étymologique (p. 177).

[10] Black Mirror télésérie britannique (2011). Cette télésérie de science-fiction pousse à l’extrême le phénomène d’une technologie numérique particulière, celle d’une puce implantée dans le cerveau. (Caccamo Emmanuelle, Imaginer le devenir des écrans : l’interface cérébrale de Black Mirror, Cygne noir : SUTURES SÉMIOTIQUES, no 2|2014, http://www.revuecygnenoir.org/numero/article/imaginer-le-devenir-des-ecrans

[11] Todorov Tzvetan, Les abus de la mémoire, Paris, Arléa, 2004

[12] Le vocabulaire EST le lexique d’une langue. La grammaire EST la syntaxe d’une langue — un ordre capable de modifier le sens des énoncés. La sémantique EST le sens des énoncés)

[13] Understanding  media : the extensions of man

[14] inspiré des questionnements (2010, 2014) soulevés par Janos Riesz, Perspectives européennes des études littéraires francophones.

[15] Umberto Eco, Le nom de la rose (vf. 1982).

[16] En ce sens l’homme de lettres Wilhelm von Humboldt (1836) dont les contributions en linguistique moderne, en sémiotique et en herméneutique sont reconnues, dit de la langue qu’elle est « non pas un ouvrage fait [Ergon], mais une activité en train de se faire [Energeia]

[17] Les tendances technologiques qui accélèrent la productivité, livre blanc NITrend Watch 2015, National Instrument, ni.com/trend-watch/f

[18] Pour Hannah Arendt influencée par sa rencontre 1925 avec Heidegger, le « pouvoir de puissance » est  l’exercice par un individu d’une activité efficace dans le monde, Pouvoir et politique d’après Hannah Adendt, 2015

[19] http://tinyurl.com/pw8xzz4



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