Implications politiques
Le catastrophisme
A la suite de Hans Jonas et de son principe de responsabilité le thème de la précaution est devenu central dans nos sociétés. Sorte de point d’orgue de la gestion des risques le principe de précaution, reconnu par le droit international, est inscrit depuis 1995 et la loi Barnier dans la Constitution française. Il implique que « l’absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l’adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles à …
Introduction – La vertu des catastrophes et l’heuristique de la peur
La politique est affaire de communauté humaine et le point d’application de toute politique ne peut être que l’organisation de la société. Comment dans ces conditions un gouvernement pourrait-il prendre des mesures dans le seul souci de respecter la valeur de la nature ? Les raisons d’agir des politiques doivent, dans nos sociétés démocratiques, faire l’objet d’une approbation populaire, elles doivent donc être lisibles de l’intérieur de cette société. Qu’il s’agisse de promouvoir les énergies renouvelables ou de relancer la …
Catherine Larrère – Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne
Depuis le premier sommet de la Terre, qui s’est tenu en 1992, à Rio, de nombreuses réunions semblables se sont succédé. Le prix Nobel de la paix a été accordé, en 2007, à Al Gore (pour son film, Une vérité qui dérange, qui présente le changement climatique et les problèmes qu’il pose) et au GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). Tout cela indique l’importance prise, au niveau mondial, par les questions d’environnement. Pourtant, l’échec du sommet de Copenhague, à l’automne 2009, la montée …
Depuis que la politique s’est professionnalisée, le décalage entre représentants et représentés s’est fortement accru. On en revient à Rousseau, selon lequel un peuple n’est plus souverain lorsqu’il donne ses pouvoirs à des représentants. Aujourd’hui, une majorité d’élus syndicaux et politiques se donnent comme objectif principal de leur mandat d’assurer leur réélection ou le passage à une fonction supérieure. De fait, certains représentants syndicats et politiques se retrouvent sans alternative une fois leur mandat achevé, n’ayant pas de métier par ailleurs. L’image du « politicien » est connotée très négativement, et pour …
Les statuts juridiques existants
La prostitution est un phénomène en expansion constante [1] notamment dans les sociétés démocratiques où la neutralité de l’Etat à l’égard des conceptions du bien -y compris en matière de sexualité- conduit souvent à une certaine tolérance. La prostitution se définit juridiquement comme le fait de « se prêter, moyennant une rémunération, à des contacts physiques de quelque nature qu’ils soient afin de satisfaire les besoins sexuels d’autrui » [2]. Cette définition ne fait pas de distinction entre prostitution volontaire et prostitution contrainte.
Quel rapport existe-t-il chez Honneth entre la théorie de la reconnaissance et l’expérience sociale et concrète de la dépossession, de la perte de soi ?
Première approche générale
En ce qui concerne la théorie de la reconnaissance, le point de départ de Honneth se trouve chez le jeune Hegel qui avait élevé au rang de concept philosophique la notion de reconnaissance et qu’il commente librement dans La Lutte pour la reconnaissance [1]. Au-delà de Hegel, Honneth s’appuie également sur la psychologie sociale de George Herbert Mead




