Commerce et mondialisation : la question de la reconnaissance.

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Les conditions matérielles dans lesquelles se déroulent les échanges commerciaux entre les nations traduisent des exigences intersubjectives ou réciproques que veut garantir une législation spécifique. Il s’agit des principes juridiques que chacun doit respecter pour satisfaire les attentes communes. Parler aussi de mondialisation aujourd’hui peut sembler futile et traduire une volonté naïve d’enfoncer des portes largement ouvertes. Surtout si on veut y réfléchir pour mettre à jour la théorie de l’échange qui sous-tend ce phénomène et qui prétend assurer l’autonomie tout en arguant l’inéluctabilité des échanges internationaux. Il semble aller de soi que nous sommes déjà installés dans un monde « mondialisé » où échanger ou partager sa culture, son histoire, son trop plein ou son trop peu de ressources humaines et naturelles est une contingence nécessaire entre les peuples, entre les nations. Cette contingence nécessaire dans laquelle se meut vaille que vaille l’humanité, bon gré mal gré mondialisée, suppose qu’échanger est la condition sine qua none pour vivre, pour exister, pour être reconnu. Cela s’accompagne d’un défi considérable : celui de l’auto-dépendance dans, et de, l’interdépendance.

Creative Commons - by Roblisameehan

Ce défi présuppose t-il une théorie de la reconnaissance à laquelle on pourrait inférer les principes de justice et d’équité qui semblent commander les rapports entre les peuples en faisant de la mondialisation une fin dernière et du commerce, le moyen principal de cette fin? Si la mondialisation semble inéluctable, On peut se demander si le commerce permet de bâtir une intersubjectivité réelle et effective en arguant le droit de tous aux mêmes avantages ! Peut-on rigoureusement envisager un dépassement des antagonismes idéologiques, politiques, culturels et économiques entre les nations, sans un renforcement des velléités nationalistes ou régionalistes de ceux qui réclament leur part de bien-être ? Ne serait-ce pas, si ce n’est pas déjà le cas, faire le lit d’un choc de civilisations, sacrifiées à l’autel du profit, dont l’humanité a déjà tant souffert et dont elle serait encore la plus grande perdante ?

Auto-dépendance ou autosuffisance pourrait-on dire ! L’évolution politique et sociale des États nous montre que le souci de préserver et de défendre son autonomie a émaillé l’histoire de chaque peuple. Il s’agit notamment de la préservation de ce qui nous appartient en propre et qui serait non négociable et incessible. C’est ainsi que le principe de souveraineté est devenu le socle indubitable des rapports entre les peuples, et suppose que chaque nation dispose d’elle-même et de ses ressources comme elle l’entend. Il faut noter que l’auto-dépendance a prévalu longtemps entre les nations en tant qu’États-nations souverains sur un territoire limité. Il s’agissait notamment de la présence de l’État dans toutes les activités de la vie économique, en vue de protéger l’industrie nationale avec des tarifs douaniers élevés ; une alliance entre l’État et l’entreprise (Marché), cette dernière clairement placée sous la tutelle du premier, était la norme. C’est l’économie au service de la politique.

On parle alors d’une économie autonome, qui répond aux seuls besoins et aux seules exigences internes de l’État. Le souci majeur est d’organiser la vie sociale par une gouvernance locale qui veut soumettre le marché aux intérêts nationaux. Mais dans les sociétés modernes, vivre en autarcie devient impossible. Les frontières géographiques et politiques deviennent étanches. On assiste régulièrement à une reconfiguration des peuples et des territoires. Du fait des progrès scientifiques et techniques, on assiste de part et d’autre à l’exode croissant des individus vers d’autres pays. Au niveau politique, si la mondialisation n’est pas un phénomène nouveau, elle a maintenant acquis une ampleur sans précédent, avec une forte incidence dans le domaine économique. Il ne s’agit plus seulement d’une mondialisation du marché avec une immobilité des facteurs de production. Il s’agit aussi de la mondialisation de cette production elle-même par la délocalisation des entreprises qui deviennent au fil du temps des entités apatrides ou des multinationales.

Il faut noter aussi que certains États délèguent tout ou une partie de leurs prérogatives pour souscrire à une régulation publique internationale. Parler encore d’autonomie stricto sensu devient un vœu pieux, très vite rattrapé par les enjeux quasi-coercitifs d’un monde mondialisé soupçonné à tord ou à raison, de rendre caduque tout effort d’autonomisation. Les échanges commerciaux n’échappent donc pas à la toute puissance de cette gouvernance supranationale ou internationale. Mieux encore, il s’agit aussi de démontrer la nécessité de ces échanges comme gage de souveraineté nationale. L’auto-dépendance semble alors phagocytée par l’interdépendance.

Ayant pour soubassement le caractère inéluctable des liens commerciaux au niveau international, l’interdépendance se présente comme la volonté de chaque nation (peuple) de transcender les limites territoriales, géopolitiques et culturelles afin de donner et de prendre à l’autre ce dont elle a besoin pour son épanouissement. Précisons que si les nations veulent bien s’inscrire dans une logique d’échanges où tout le monde sort gagnant, elles ne veulent surtout pas se départir de leur souveraineté que doivent continuer à garantir les organes de régulations qu’elles ont mises en place pour jouer le rôle d’arbitre ou d’intermédiaire.

L’interdépendance ou la réciprocité des échanges entre les nations apparait de prime abord comme une aubaine pour tous, dans la mesure où elle traduit une volonté commune de tirer profit du marché international que représente désormais le monde. Un État donne à l’autre ce dont il a besoin et vice-versa. Notons qu’un système de régulation est mis en place pour organiser ces échanges afin qu’aucune partie ne soit lésée ou pour éviter des abus. Tel est par exemple le rôle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) qui est le principal organe régulateur du commerce au niveau mondial. On pense alors qu’il suffit à une nation d’être membre de cette structure supranationale pour voir ses intérêts sauvegardés dans les rapports commerciaux qu’elle entretient. Mais c’est sans compter avec les contradictions inhérentes à l’interdépendance.

Relevons pour commencer que les États ne jouissent pas du même prestige et des mêmes considérations, et n’occupent par conséquent pas les mêmes places au concert du monde globalisé. Si certains sont considérés comme les pays les plus développés de la planète, d’autres semblent être à la traîne : ce sont les pays dits sous-développés. A cette distinction correspond une critériologie socio-économique qui s’appuie sur le rapport entre les capacités économiques réelles d’un pays et le niveau de vie de sa population. Il s’agit surtout de distinguer les pays riches des pays pauvres. Précisons qu’il s’agit ici exclusivement de richesse financière. Il y va aussi de ce que représente un État en termes de marché, c’est-à-dire du nombre d’habitants, chacun d’eux étant un acheteur potentiel. L’exemple de la Chine est très pertinent à ce propos.

Il se dégage de ce qui précède que les pays sont dans une position inégalitaire au moment ils s’engagent dans des accords commerciaux régulés par l’organisation mondiale du commerce, OMC. Alors que la richesse mondiale et celle de certains pays s’accroit, il en est de même pour la pauvreté. Le monde connait un fossé de plus en plus large entre les pauvres et les riches. Il est vrai que les institutions internationales de régulation affirment encourager et protéger la croissance, il est tout de même curieux que les inégalités entre les États1 persistent et s’aggravent au fil des années. Cette dualité correspond à ce que Valaskakis appelé l’économie des buffets/soupers populaires. Il explique que le buffet c’est l’anti-rareté par excellence, c’est la surabondance qui côtoie allègrement la pauvreté, le manque symbolisé par une économie de subsistance (soupers populaires), qui afflige une grande partie de la planète.

On peut donc se demander si ces asymétries de la mondialisation, relevées par Valaskakis, ne remettent pas en cause l’exigence onto économique dans laquelle se trouvent la plupart des nations : échanger pour vivre. Comment construire une interdépendance entre des nations dont les forces sont inégales ?

L’omnipotence du marché serait alors la planche de salut pour construire un cadre d’échanges dont tout le monde sort gagnant, dans la mesure où il consacre le libre-échange comme l’unique règle du jeu. Tel était le point de vue de Kant :

Tout comme la nature sépare sagement les peuples que chaque État voudrait réunir sous sa domination, par ruse ou par force, et cela d’après les principes du droit des gens, en revanche en se servant de l’intérêt réciproque des différents peuples, elle opère entre eux une union que la seule idée du droit cosmopolitique n’aurait pas suffisamment garantie contre la violence et la guerre. Cet intérêt est l’esprit du commerce2 qui ne peut s’accorder avec la guerre et qui tôt ou tard, s’empare de chaque peuple. Car de tous les moyens dont peut disposer la puissance de l’État, le pouvoir de l’argent étant le plus sûr, les États se voient contraints (sans y être déterminés, il est vrai, par les mobiles de la moralité) de travailler au noble ouvrage de la paix et, où que la guerre menace d’éclater, de chercher à l’écarter par des médiations, comme s’ils avaient contracté à cet effet, une alliance perpétuelle ; car, par la force des choses, de grandes associations pour la guerre ne peuvent avoir lieu que très rarement et réussir que plus rarement encore. C’est ainsi que la nature garantit la paix perpétuelle par le mécanisme même des penchants humains ; et quoique cette garantie ne soit pas suffisante pour qu’on en puisse prédire (théoriquement) l’avènement, elle suffit au point de vue pratique, et elle nous fait un devoir de tendre à ce but (qui n’est pas du tout chimérique)3.

Kant veut-il dire alors que grâce au commerce, les antagonismes insurmontables très souvent à l’origine des guerres, disparaissent au profit de rapports pacifiés entre les États ? Nous ne le pensons pas ! Soucieux d’un cosmopolitisme réussi, le philosophe allemand relève une identité anthropologique, un penchant humain commun qui permet d’accorder les désaccords et de satisfaire les velléités égocentriques des gens et des nations, et sur lequel pourrait s’arc-bouter le droit international. Il s’agit notamment de l’intérêt réciproque qui se résout dans l’esprit du commerce.

Précisons que pour Kant, le jeu d’intérêts que permet le commerce vise surtout à limiter les penchants égoïstes humains qui se dégagent naturellement de la juxtaposition géopolitique des États, dans une tentative d’élaboration d’un droit international qui veut réconcilier l’exigence rationnelle et morale de coexistence pacifique et la real politik qui exprime fort bien les caractères généraux de l’État de nature hobbesien dans lequel l’homme est un loup pour son semblable.

Ce volontarisme kantien, dont nous faisons ici l’économie, présuppose déjà des États suffisamment raisonnables (au sens kantien) pour discerner leurs intérêts réciproques et les sauvegarder par des relations pacifiques. Telle est en substance l’importance de l’esprit commercial qui satisfait aux exigences d’une volonté générale en permettant une reconnaissance mutuelle entre les peuples, par un contrat tacite ou explicite dicté à la fois par la Raison et l’intérêt.

Toutefois, si l’esprit commercial permet de préciser les contours du droit cosmopolite kantien, il n’est peut-être pas exagéré de se demander s’il n’aurait pas déjà un formalisme juridique et politique conforté par une conception abstraite des rapports interétatiques. Car force est de constater que l’idéal kantien se heurterait aux velléités impérialistes des nations fortes, parfois sous le joug des multinationales, sous le fallacieux prétexte de la pacification/démocratisation du monde. Il faut préciser ici qu’il ne s’agit plus d’un accroissement des frontières naturelles ou géographiques, mais d’un accroissement financier et matériel, sans bornes, pour s’assurer l’hégémonie politique et économique au détriment des États et des peuples faibles. La fin est plus importante que les moyens. Un des effets du déséquilibre entre les gouvernements consiste en l’émergence d’une concurrence sans règles ni modération. Cette intensification de la concurrence s’inscrit dans la dynamique de la mondialisation qui élargit l’arène de la compétition à l’échelle planétaire. On pourrait parler ici d’hyperconcurrence qui contraint les États à la surenchère pour attirer les investissements. Cette concurrence cynique entre les États, pourtant légiférée par le droit commercial, semble échapper à toute législation, crée des monopoles commerciaux qui rétrécissent davantage les aptitudes des plus faibles sur l’échiquier international et installent le monde dans une logique marchande.

La logique marchande s’exprime comme un triptyque humaniste dont les trois facettes sont la liberté, l’égalité et la rationalité. De ce point de vue elle structure les rapports humains dans cette triple composition ontogénétique à laquelle l’humain ne peut échapper. Il s’agit de présenter la liberté humaine comme une catégorie ontologique du commerce (vendeur/acheteur), dont l’expression historique et sociale est l’égalité, et qui exprime ainsi le rationnel humain en tant que disposition primaire et principielle de l’humanité. De ce point de vue, les principes juridiques du commerce international posent ces présupposés sans lesquels l’homme ne se reconnaitrait pas en tant que puissance libre et autonome dans ses rapports avec les autres. Il faut penser le commerce dans ce cadre ontologique où l’homme est supposé être et où il aspire à être. Ce double mouvement qui suppose les hommes comme libres et égaux et qui les engage à une lutte à mort pour devoir être, être reconnu, relève pour le moins d’une contradiction interne de l’idéologie mondialiste. Il s’agit d’une lutte pour la reconnaissance effective et concrète des plus faibles par les plus forts. Les plus forts tentant de le demeurer et les plus faibles tentant de le devenir.

C’est dans ce sens que l’esprit concurrentiel du commerce entre les nations se présente comme le moteur existentiel de la reconnaissance. C’est dans la concurrence que l’homme exprimerait ses forces essentielles sans lesquelles il ne peut être reconnu par l’autre comme tel. S’agit-il de faire croire que la concurrence est l’acte d’autoproduction de l’humain dans le sens où elle seule exprime véritablement son aspiration d’être libre ? C’est ainsi qu’elle s’imposerait à tous comme un impératif catégorique en dehors duquel toute subjectivité n’est qu’une réalité évanescente.

Or le marché est le lieu privilégié de l’expression de la concurrence. Il est le lieu où elle est perçue comme une guerre saine de tous contre tous, dont le but final est la reconnaissance, c’est-à-dire la possibilité d’être reconnu par les autres comme réalité à part entière, mais aussi comme la réalité en soi, modèle d’un possible réel universel. C’est dans ce sens que le marché serait l’acte authentificateur du réel, ou son alter ego sans lequel il est vidé de son contenu objectif.

Par la concurrence, l’homme crée et recrée le réel où il est à la fois sujet et objet ; sujet en tant que puissance productrice du soi, et objet en tant que produit reconnu par l’autre. C’est un double processus d’objectivation et de désobjectivation dont le nœud est la marchandise :

(…) elle est le nécessaire complément de l’objectivation, elle est le versant d’une aliénation par désobjectivation, désengagement, et désimplication, qui apparait comme la condition de possibilité de l’autre versant de l’aliénation, celui de l’aliénation par objectivation et réification4.

Telle est le rôle de la marchandise en tant qu’interface entre l’homme et lui-même et entre l’homme et son semblable. Car dans le marché, la marchandise est à la fois l’expression de la force générique de l’homme, et le seul objet reconnu, derrière lequel l’homme disparait dans une attitude contemplative. Cette attitude fait place à une lutte abstraite entre marchandises. Telle est le fonctionnement du marché qui :

entraine en chacun l’adoption du point de vue d’une rationalité formelle calculatrice des gains et des pertes, extérieure à des phénomènes ou processus objectifs qui se déroulent sans elle et relativement auxquels elle ne peut plus faire autre chose que rechercher au moyen du calcul, une relative prévisibilité. (…). Ce qui se passe alors au premier plan, ce n’est plus que le sujet soit lui-même ou qu’il réduise les autres à l’état de chose, mais c’est bien plutôt sa propre position ou sa posture même de sujet extérieur aux processus sociaux qu’il ne peut plus que contempler de l’extérieur et sur lesquels il n’a plus moyen-du fait même de son extériorité » constitutive et de sa réduction à sa dimension abstraite et impuissante de la simple « personnalité » -d’exercer la moindre maîtrise5.

Telle est la situation des États dans le commerce international, ceux qui ont fait de la marchandise l’enfant chéri du saint empire qu’est le marché. Mais ce refuge apparent, la substitution du rapport entre les États par le rapport entre les marchandises, est un subterfuge pour camoufler les véritables enjeux de cette guerre saine de tous contre tous. Car il s’agit pour la logique marchande d’amputer l’homme de toute objectivité singulière, pour le déposséder de toute maîtrise de l’objectivité en général, afin d’élaborer une figure prétendument libre du sujet qui n’est en réalité que l’expression de l’impuissance humaine.

Par ce jeu du dédoublement, véritable terreau de l’aliénation, l’acte de reconnaissance, constitutif de l’intersubjectivité, est vidé de son contenu actif sans lequel, le sujet sort de l’être reconnu pour s’installer dans l’être reconnaissant. Et c’est du point de vue de cet être reconnaissant qu’il cède bon gré mal gré ses attributs humains, pourtant incessibles. Telle est la position des pays de la périphérie (pays pauvres), dans le jeu commercial dont ils sont le « bienheureux peuple » qui a confié sa destinée à la puissance bienfaitrice du marché, qui seul sait ce qui est bien pour tous.

C’est du point de vue de ce dédoublement que le marché ne prend pas en compte les contradictions matérielles entre les hommes et force les données empiriques pour les faire rentrer dans des catégories préétablies, marquées par l’abstraction spéculative. Au lieu de rapporter les contradictions empiriques au mouvement qui les a produites et qui doit les dépasser dans la pratique, il les transporte dans la sphère de la spéculation où elles ont d’avance leur solution idéale. C’est ainsi que la concurrence entre les États que promeut le droit commercial devient une lutte à mort se déroulant dans une dialectique qui fait d’emblée abstraction des conditions réelles.

La théorie de la reconnaissance que pourrait prétendre le libéralisme mondialiste, odyssée mystique de l’essence humaine, ne peut dévoiler son fétichisme le plus profond, ni par conséquent être (re)pensée que dans la mesure où la totalité des processus historiques, y compris les processus de l’existence personnelle, est comprise sur la base de l’existence humaine, et non plus imaginaire, donc sur la base de l’étude concrète des rapports sociaux/étatiques, de leurs contradictions effectives et de leur développement pratique réelle, et qui s’appuie par conséquent sur une nouvelle épistémologie du commerce dont la fin dernière ne peut pas être le profit. De ce fait, n’y a-t-il pas lieu de penser une nouvelle théorie de la reconnaissance élaguée des avatars d’une figure globalisante du réel tel que le commerce nous le présente ?

Olivier Ekobo Priso , Université Libre de Bruxelles (ULB).


1 PNUD. Rapport mondial sur le développement humain 1996. Ed. Economica, Paris, 1996.

2 C’est nous qui soulignons.

3 E. Kant, Vers la paix perpétuelle, P.U.F, Paris, 1958. P 127

4 F. Fischbach, Sans Objet, Capitalisme, Subjectivité, aliénation, op cit, p.109

5 Ibid., p. 110.

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