Calendrier des événements

2 mars 2012

Genre et sexualité dans la cite

Colloque international – International symposium

 

Genre et sexualité dans la cite
La politique du sexe dans les dialogues de Platon

 

Gender and sexuality in the city
Politics of sex in Plato’s Dialogues

 

1-3 mars 2012

INHA  Auditorium

2, rue Vivienne, 75002 Paris

 

Les dialogues de Platon constituent un espace propice à la réélaboration des questions de genre, de sexe et de sexualité dans l’Antiquité ; l’un des enjeux de ce colloque international, qui annonce le Symposium Platonicum qui se tiendra à Pise en 2013 sur le Banquet de Platon, consiste à réaffirmer l’importance de ce philosophe quant à la constitution de repères et de thèses pour l’ensemble de l’Antiquité grecque. Tout d’abord, les dialogues sont une source textuelle pour le philologue, l’historien, l’anthropologue et le sociologue. Les travaux récents sur le genre et la sexualité étudient Platon dans un ensemble de sources et de textes sans lesquels la pensée de ce philosophe demeurerait inintelligible. Le Banquet, la République, le Phèdre ou les Lois sont ainsi conçus comme des textes où se reflètent et s’élaborent une culture, des pratiques et des rituels que Platon prend comme objet de réflexion. Il s’agira, dans ce colloque, de repérer et de présenter les différents éléments d’héritage qui aident à la compréhension des questions du genre, du sexe et de la sexualité dans les Dialogues. Mais Platon est également une figure importante dans l’infléchissement qu’il donne aux concepts d’homme, de femme, d’erôs dans l’Antiquité plus tardive : législation sexuelle, reconfiguration du rôle et des fonctions des hommes et des femmes dans la cité, élaboration d’un erôs philosophique, sont autant de points qu’il s’agira d’exposer dans leur reprise par des auteurs de l’Antiquité, jusqu’à la Renaissance où « l’amour platonique » devient un véritable leitmotiv de la philosophie néoplatonicienne et dans la littérature.

 

Plato’s Dialogues constitute a propitious space for re-elaborating questions of gender, sex and sexuality in Antiquity. One of the goals of this international Conference, in preparation for the Symposium Platonicum to be held on Plato’s Symposium at Pisa 2013, consists in re-affirming this philosopher’s importance for the constitution of landmarks and theses for all of Greek Antiquity. In the first place, the Dialogues are a textual source for philologists, historians, anthropologists and sociologists. Recent works on gender and sexuality study Plato within a set of sources and texts without which this philosopher’s thought would remain unintelligible. Thus, the Symposium, Republic, Phaedrus and Laws are conceived as texts in which a culture, practices, and rituals, which Plato takes as the object of his reflection, are reflected and elaborated. The purpose of this Conference will be to identify and present the various inherited elements that aid the comprehension of questions concerning gender, sex, and sexuality in the Dialogues. However, Plato is also an important figure in the reorientation he gives to the concepts of man, woman, and erôs in later Antiquity. Sexual legislation, reconfiguration of the role and functions of men and women within the city, the elaboration of a philosophical erôs : all these points will be expounded as they are taken up by the authors of Antiquity, down to the Renaissance, when “Platonic love” becomes a veritable Leitmotiv in Neoplatonic philosophy and literature.


Programme

 

Jeudi 1 mars 

 

Matinée : Usages des concepts de genre, de sexe et de sexualité dans l’Antiquité (10-12h30)

  • Sandra LAUGIER (allocution d’ouverture)
  • Violaine SEBILLOTTE-CUCHET (Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne) : « Le genre dans la cité des historiens: y a-t-il eu une ‘politique du sexe’ dans l’Athènes de Platon? »
  • Table ronde autour de David HALPERIN, en présence de l’auteur.

Après-midi : Eros et politique (14h-16h00)

  • François de POLIGNAC : « D’Aphrodite à Eros, quel genre pour l’érotique politique ? »
  • Claude CALAME : « Education chorale et ‘homosexualité’ initiatique dans les Lois de Platon: relations et identités de sexe »

Après-midi : Les réformes platoniciennes : communauté, genre, et législation sexuelle (16h00-18h)

  • Nathalie ERNOULT : « Construction, déconstruction de l’identité sexuelle dans la République de Platon »
  • Gabriele CORNELLI : « Seducendo Socrate: retorica di genere e politica della memoria nell’ ‘Alcibiade platonico’ » « Seducing Socrates : rhetoric of gender and policy of memory  in the platonic Alcibiades »

 

Vendredi 2 mars

 

Matinée : Eros et philosophie (10h-12h00)

  • Carolina ARAUJO : « To orthos paiderastein: righteousness and eroticism in Plato’s Symposium »
  • Angela HOBBS : « Transformations: the daimonic power of eros and philosophy in Plato’s Symposium »

Après-midi : Figures du Banquet(14h-17h30)

  • Olivier RENAUT : « Le discours de Pausanias : un discours négligé ? ».
  • Luc BRISSON : « Le discours d’Aristophane dans le Banquet lu du point de vue du ‘genre’ ».
  • Clara ACKER : « Diotime de Mantinée »

 

Samedi 3 mars

 

Matinée : Interprétations anciennes et contemporaines du Banquet (10h-13h)

  • Ruby BLONDELL et Sandra BOEHRINGER : « Platon, Lucien et les courtisanes »
  • Florence DUPONT : « Du Banquet de Platon à la Cena Trimalchionis : la construction du genre chez des affranchis romains ».
  • Annick JAULIN : « Le Banquet de Platon selon Leo Strauss »


 

Comité scientifique : Sandra BOEHRINGER, Luc BRISSON, Annick JAULIN, Arnaud MACÉ, Olivier RENAUT et Violaine SÉBILLOTTE-CUCHET

Début : 1 mars 2012 8 h 00 min
Fin : 3 mars 2012 17 h 00 min
Lieu : INHA Auditorium
Adresse :
Paris, USA

TECHNIQUE(S), POLITIQUE ET MÉDIATION

L’Unité de recherches en philosophie politique et philosophie critique
des normes (F. Caeymaex, G. Cormann et E. Delruelle) de l’Université de
Liège a le plaisir de vous inviter au colloque qu’elle organise les 1er,
2 et 3 mars prochains.

TECHNIQUE(S), POLITIQUE ET MÉDIATION
Organisation : T. Berns, F. Caeymaex et J. Pieron

Jeudi 1er mars – Salle A1/3/22 – 7, Place du XX août à B-4000 Liège

10h30 : Accueil – Introduction F. Caeymaex (ULg)
10h45 : J. Pieron (ULg) :« Technique(s), médiation et politique – entre
Latour, Marx et Heidegger »
11h30 :G. Chamayou : « Qu’est-ce que la télécommande ? Le cas des drones
militaires »
12h15 : Discussion
12h45 : Pause déjeuner
14h : X. Guchet (Paris 1) : « Éthique, technique et politique dans les
nanotechnologies »
14h45 : Cléo Collomb (Doctorante, ULB/UTC) : « Vers une éthique des
objets techniques »
15h15 : Discussion
15h45 : Pause café
16h : Andy Wong (Doctorant, ULg): « The Triumph of Seeing: Jacques Ellul
on the Critique of Technology »
16h30 : Ch. Servais (ULg) : « Médiation et techniques de communication »
17h15 : Discussion
18h : Clôture de la première journée

Vendredi 2 mars – Salle Lumière – 7, Place du XX août à B-4000 Liège

10h30 : Accueil
10h45 : Ch. Wolfe (U. de Gand) : « Le matérialisme face à l’éthique : le
cas des lumières radicales »
11h30 : Fabio Bruschi (Doctorant, UCL/ISP/CPDR) : « Travail, techniques
et aliénation. Simondon lecteur de Marx »
12h : Discussion
12h30 : Pause déjeuner
14h : F. Mélard (ULg) : « Pour une sociologie des possessions : deux cas
d’études sur des identités en voie d’objectivation »
14h45 : T. Venturini (Médialab/Sciences Po) : « Par-delà technique et
société: La leçon des controverses sociotechniques  »
15h30 : Discussion
16h : Pause
16h15 : Céline Van Caillie (Doctorante, ULg) : « Politique féministe et
technologie. La figure du cyborg dans la philosophie de Donna Haraway »
16h45 : L . Paltrinieri (CIEPFC, ENS Paris) : « Les techniques
biopolitiques de soi: à partir de Nikolas Rose »
17h30 : Discussion
18h15 : Clôture de la deuxième journée

Samedi 3 mars – Salle Lumière – 7, Place du XX août à B-4000 Liège

9h15 : Accueil
9h30 : T. Berns (ULB/ULg) : « Que fait la technique ? »
10h15 :  F. D. Sebbah (UTC) : « Post-phénoménologie et technoscience »
11h : Discussion
11h30 : Pause café
11h45 : Gemma Daou (Doctorante, UCL): « La méthode de la méditation ou
l’affranchissement de la médiation chez Bataille »
12h15 : Discussion
13h : Clôture du colloque

Début : 1 mars 2012 8 h 00 min
Fin : 2 mars 2012 17 h 00 min
Lieu : Université de Liege
Adresse :
USA

Pour une esthétique sociale

*Pour une esthétique sociale*

*Nouveaux problèmes, nouvelles approches théoriques*

Journées d’étude organisées par Barbara Carnevali et Roberto Frega
(chercheurs invités de l’IEA-Paris)

En collaboration avec le Centre de Recherches sur les Arts et le
Langage (CRAL) de l’EHESS.

*2-3 mars 2012*

IEA-Paris**

Maison Suger, 16-18 rue Suger 75006 Paris

*Présentation :*

* *

Ces journées d’études se proposent d’explorer de nouvelles approches dans
l’étude du rapport entre esthétique et société, en rassemblant des
spécialistes appartenant aux traditions du pragmatisme, de la philosophie
analytique, et de la sociologie du symbolique. Ces traditions de pensée
fort différentes convergent dans le souci de thématiser le rapport entre
esthétique et société au-delà des clichés idéalistes et romantiques, à
partir de la primauté des pratiques sociales et de l’expérience ordinaire,
et s’accordent sur plusieurs points fondamentaux : elles soulignent la
dimension anthropologique de l’art, refusant de faire de l’esthétique une
propriété exclusive de certains objets ; elles s’interrogent sur la façon
dont les formes esthétiques (styles, codes, manières, rituels) contribuent
à construire le monde social et sa dimension phénoménale, en façonnant les
apparences des milieux et des acteurs ; elles mettent en question la
distinction entre arts majeurs et arts mineurs, en réhabilitant la
compétence technique de l’art, sa nature de praxis et sa composante
artisanale, sans pour autant la réduire à au motif mythique de
l’authenticité (et de la valeur en soi) ; elles refusent de rabattre la
problématique de la créativité esthétique sur la figure du génie et sur la
primauté de l’intentionnalité artistique du sujet, en révélant des
dynamiques quotidiennes de création telles que l’improvisation, le rituel,
la mise en scène, et en mettant au premier plan l’esthétique populaire et
sa capacité expressive.

Ces différentes approches permettent ainsi de s’interroger sur la manière
dont l’esthétique, forte de sa compétence dans le domaine des pratiques
artistiques et des formes, comme de leurs significations, peut nous aider à
penser le monde social. Bien que de manière fragmentaire, elles ouvrent la
voie à une nouvelle forme d’esthétique sociale.

*Intervenants : *

* *

*Andrea Borsari* (Université de Florence) : « Georg Simmel et le problème
du style »

*Barbara Carnevali *(IEA-Paris) : « *Habitusformeln* : la transmission
esthétique de l’habitus »

*Paolo D’Angelo* (Université de Rome) : « Le dandysme comme forme
d’existence esthétique »

*Filippo Fimiani* (Université de Salerno) : «*There are things we know we
ought to feel*: croyances et rhétoriques du beau chez Arthur Danto* *»

*Roberto Frega *(IEA-Paris) : « Science as Art, Art as Practice : l’art, la
créativité, la pratique »**

*Nathalie Heinich* (CNRS/EHESS CRAL) : « Dialogue posthume avec Alfred Gell
».

*Sandra Laugier* (Université Paris 1) : « Esthétique ordinaire, culture
populaire »

*Marielle Macé* (CNRS/EHESS CRAL) : « Stylistiques de l’existence – un
parti pris littéraire »

*Joseph Margolis* (Temple University, Philadelphia) : « The Social Space of
Interpretation »

*Jean-Marie Schaeffer* (CNRS/EHESS CRAL) : « L’ontologie distribuée des
“objets esthétiques” ».

*Richard Shusterman* (Florida Atlantic University) :« *Ars erotica* – un
art populaire ? »

Début : 2 mars 2012 8 h 00 min
Fin : 3 mars 2012 17 h 00 min
Lieu : IEA-Paris** Maison Suger, 16-18 rue Suger
Adresse :
Paris, USA

Atelier Internet

Atelier Internet
Philosophie, sciences et sciences humaines | 17 février, 02 mars, 16 mars, 30 mars, 13 avril, 04 mai, 11 mai, 25 mai, 08 juin

16h-18h30
École Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris
Ven 17 fév, Ven 2 mars, Ven 16 mars : Salle Henri Cartan
Ven 30 mars, Ven 13 avr, Ven 4 mai, Ven 11 mai, Ven 25 mai, Ven 8 juin : Salle U/V

Séminaire organisé avec l’ENS et l’ENSSIB.

Cette année, le séminaire approfondira deux thèmes.

La philosophie de la technique
En nous appuyant sur le paradigme de l’internet, nous prolongerons, de façon théorique et à partir d’études de cas, l’étude de la technicité de la pensée et de son instrumentation. La question de l’écriture du monde en découlera, et nous l’aborderons de trois façons entremêlées :
1. à partir de découvertes scientifiques, de simplifications conceptuelles ou scribales et aussi de productions-publications imprimées ou en ligne. Ici se poseront deux questions : d’une part, celle de l’écriture de la culture en un sens très large, du fait des travaux scientifiques d’hier et d’aujourd’hui, ce qui permettra de préciser qui sont les lettrés contemporains ; d’autre part, celle de l’incidence de nos instruments sur les épistémologies ;
2. en repérant les formations discursives relatives à l’épistémologie générale (dans le contexte contemporain), avec l’espoir (à terme), d’en proposer une perspective unifiante et opératoire ;
3. en élargissant à toute technique la question de son objectivité, déjà mise à mal pour les techniques intellectuelles.

Pouvoirs de l’écrit
À cette approche sera corrélée la façon dont les appropriations de l’internet permettent d’imposer des représentations idéologiques. Seront abordées ici la production concrète de doxas (ex. : machineries de l’information quotidienne), la « numérisation de la société » (essentiellement par le biais de ses administrations), et leur adossement à ce mélange d’idéologie, de mythe quant à la technique et de formations discursives qui font de l’internet l’aliment premier de nos narrations sociales.
Ce qui devrait nous permettre d’élucider quelques invariants anthropologiques quant à nos désirs de croyance en la technique et quant à nos difficultés à engager une démarche réellement scientifique dès que nous abordons la redoutable question du collectif.

La première partie du séminaire s’est tenue à l’Enssib (Lyon), de novembre 2011 à janvier 2012.

Les informations détaillées sont accessibles aux URL http://barthes.enssib.fr/atelier et http://barthes.ens.fr/atelier

Début : 2 mars 2012 8 h 00 min
Fin : 2 mars 2012 17 h 00 min

Mérites et limites de l’approche esthétique en philosophie des mathématiques

Mérites et limites de l’approche esthétique en philosophie des mathématiques

Université de Liège –2 mars 2012

Comité d’organisation : Caroline Jullien (ULg /LPHS – Archives Henri Poincaré) et Maria Giulia Dondero (FNRS / ULg)

PROGRAMME

Vendredi 2 mars 2012

Salle de l’horloge (2° entresol, bâtiment central, place du XX août, 4000 Liège)

8h30-9h00            Accueil et présentation, Maria Giulia Dondero et Caroline Jullien

9h00-9h50             Roger Pouivet (LHSP- Archives Henri Poincaré Nancy)

L’expression « beauté mathématique » est-elle seulement une métaphore ?

9h50- 10h40             Jean Paul Van Bendegem (VUB)

The aesthetics of mathematical proof or Birkhoff revisited (and reinterpreted).

10h40-11h00            Pause

11h00-11h50             Rudolf Bkouche (IREM Lille)

La construction du simple dans les théories mathématiques

Repas

14h00-14h50             Luciano Boi (CAMS/EHEES)

Le rôle des diagrammes dans la genèse des formes mathématiques et physiques.

14h50-15h40             Gerhard Heinzmann (MSH Lorraine/LHSP- Archives Henri Poincaré Nancy)

La rigueur et l’esthétique cognitive dans le raisonnement mathématique.

15h40-16h00            Pause

16h00-16h50             Philippe Lombard (LHSP- Archives Henri Poincaré Nancy)

Epistémologie et esthétique des mathématiques

Résumés

Rudolf Bkouche (IREM Lille)

La construction du simple dans les théories mathématiques

J’aborderai la construction du simple dans les  théories mathématiques ou physiques en m’appuyant sur quelques  exemples : les théorèmes taubériens de Wiener et les algèbres de Banach, le calcul littéral et l’algèbre comme forme de construction  du simple et plus généralement la formalisation, la reconstruction lagrangienne de la mécanique rationnelle et sa géométrisation, la présentation de la  mécanique quantique par Dirac. Cela pose alors la question de l’apport de ce simple dans le développement d’une théorie mais aussi de ses limites.

Luciano Boi (CAMS/EHEES)

Le rôle des diagrammes dans la genèse des formes mathématiques et physiques.

Nous considérerons en particulier les diagrammes de nœuds en topologie et les diagrammes de Feynman en mécanique quantique. On cherchera à montrer que ces diagrammes servent moins à illustrer des objets qu’à dégager des opérations symboliques de nature géométrique et physique. Les diagrammes de nœuds permettent de montrer et connaître des propriétés topologiques de l’objet nœud concernant notamment leurs possibles transformations dans l’espace et leurs caractéristiques invariantes. Les diagrammes ont un pouvoir épistémique car ils permettent d’explorer la structure interne de l’objet mathématique et/ou physique. Ils déploient la structure de l’objet, mais aussi du processus ou de la formule, en le projetant sur un espace de plus petite dimension, généralement sur le plan, où apparaissent clairement ses diverses interactions et articulations. Le diagramme donne à “voir” des changements que l’on peut effectuer dans la structure interne et dans la forme globale de l’objet. Nous
cernerons trois fonctions des diagrammes: a) élucider des concepts en en déployant les articulations au sein d’une forme possible; b) introduire de nouveaux concepts; c) créer de nouvelles propriétés des objets que les diagrammes représentent.

Gerhard Heinzmann (MSH Lorraine/LHSP- Archives Henri Poincaré Nancy)

La rigueur et l’esthétique cognitive dans le raisonnement mathématique.

Y-a-t-il une place pour un critère non-logique de rigueur en mathématiques ? En interprétant la pensée de Poincaré à la lumière de Peirce, on se propose d’indiquer des symptômes du caractère esthétique dans le raisonnement mathématique — au sens goodmanien du terme — qui pourrait satisfaire à l’exigence en question.

Roger Pouivet (LHSP- Archives Henri Poincaré Nancy)

L’expression « beauté mathématique » est-elle seulement une métaphore ?

Dans La Métaphysique de la beauté, Nick Zangwill explique que les propriétés que nous attribuons aux objets mathématiques en disant qu’ils sont beaux ou élégants ne sont pas du même type que les propriétés que nous attribuons aux objets physiques en utilisant les mêmes termes. Dans le second cas, l’application des termes est littérale ; dans le premier cas, il s’agit toujours d’une métaphore, une simple façon de parler. Dès lors l’expression « beauté mathématique » est pour lui seulement une métaphore. J’expliquerai quels arguments, solides, Nick Zangwill propose en faveur de cette thèse, et pourquoi cependant je crois qu’ils ne suffisent pas pour affirmer le caractère métaphorique de la beauté mathématique. Il me semble même qu’il y a quelques raisons de penser que la beauté est avant tout mathématique, et que c’est au contraire l’usage que nous faisons de ce terme pour caractériser des objets physiques qui est d’une certaine façon dérivé ou second.

Jean Paul Van Bendegem (VUB)

The aesthetics of mathematical proof or Birkhoff revisited (and reinterpreted).

There is no doubt that mathematicians judge proofs, among other things, according to beauty. Is it possible to determine the properties and criteria to understand the claim that proof A is more beautiful than proof B? In this talk I will plea for a positive answer and, funnily enough, part of the inspiration comes from the, since long discarded, aesthetic measure, proposed by George Birkhoff in 1933.

Philippe Lombard (LHSP- Archives Henri Poincaré Nancy)

Epistémologie et esthétique des mathématiques

Schématiquement, il est assez aisé de distinguer deux temps dans le travail des mathématiciens : celui qui consiste à « résoudre des problèmes » et celui qui s’applique plutôt à « mettre au clair » des pans plus ou moins importants de théorie. C’est-à-dire qu’entre le moment de la découverte et le moment de la rédaction, chacun s’accorde généralement à noter une complémentarité indéniable mais des différences essentielles, que ce soit au niveau de l’importance donnée à l’intuition, à la rigueur logique, ou que ce soit au niveau de la prise en compte de critères esthétiques permettant de valider le résultat de la recherche. Nous illustrerons sur quelques exemples la manière dont le regard esthétique peut ainsi éclairer et compléter l’étude épistémologique des mathématiques.

Début : 2 mars 2012 8 h 00 min
Fin : 2 mars 2012 17 h 00 min
Lieu : Salle de l’horloge (2° entresol, bâtiment central, place du XX août, 4000 Liège)
Adresse :
Liege, USA

Philosophie et Musicologie, des croisements aux rencontre

Séminaire transdisciplinaire « Philosophie et Musicologie, des croisements aux rencontres »

Organisation : Julien Labia (Philosophie, Paris IV) et Charlotte Loriot (Musicologie, Paris IV) Avec le soutien de Jean-Pierre Bartoli et de Jacqueline Lichtenstein, des équipes EA 3552 (Philosophie), EA 4087 (PLM, Musicologie), de l’École doctorale V « Concepts et langages » et du programme ANR FORMESTH (Formalismes Esthétiques en Europe Centrale, 19e-20e siècles)

Une première session de ce séminaire, organisée au printemps 2011, a permis d’explorer de manière problématisée la grande diversité des points de vue et des contenus disciplinaires attachés à l’objet musique. Cette seconde session organisée entre mars et mai 2012 souhaite poursuivre l’aventure, en renouvelant le dialogue entre les intervenants accueillis l’année précédente et de nouveaux arrivants. Les séances aborderont, sans restrictions, des thèmes tels que :

- La circulation entre théorie et pratique, entre théories philosophiques, musicologie et doctrines esthétiques. La référence à la philosophie chez les musicologues et les compositeurs,  en particulier sa nature et son évolution au fil du temps. La perspective de l’esthétique philosophique, de la simple référence à la musique à la théorie proprement dite.
- Les questions de l’ontologie de l’œuvre ou de la définition de la musique : il s’agit d’en mesurer la portée et l’efficacité analytique au défi de l’objet concret et de son histoire.
- La question du statut philosophique de certaines réflexions développées par les artistes, et les difficultés épistémologiques de leur approche. La comparaison des discours et les effets de la différence disciplinaire. L’intérêt des doubles profils, leurs spécificités et limites éventuelles.
- La place de l’esthétique musicale chez les interprètes et dans les performance studies. Les questions liées à la perception, à la pratique et à l’approche philosophique du faire. Comment reconstituer le parcours menant de la philosophie à la pratique artistique ?
- Les collaborations, rencontres, correspondances, champs épistémologiques et codes communs, ainsi que les spécificités de chacune des deux disciplines.

La session 2011 a mis en lumière la grande richesse des approches musicologiques dans lesquelles la philosophe intervenait, ainsi que la nécessité pour la philosophie de l’art de prendre en considération les enseignements de la musicologie. Nous avons souhaité centrer davantage les débats de cette année sur ce qui peut se produire « au-delà » des rencontres, sur les fruits et enseignements des nombreux recoupements entre musicologie et philosophie. Il s’agit notamment d’insister sur le caractère éventuellement positif de la différence entre les points de vue disciplinaires, si elle persiste. Nous voudrions encore explorer, si les discours tendent vers une forme de fusion, les dangers ou les enrichissements qu’une telle démarche peut encourir. Une autre direction retenue concerne la réalité même de l’objet musical, autour de réflexions ayant trait à la pratique musicale et à l’interprétation.
Le modèle de l’année précédente a été conservé, en continuant d’associer les efforts de jeunes chercheurs à ceux de leurs collègues confirmés, autour de plusieurs interventions par séance accordant une place importante à la discussion. La session 2012 souhaiterait faire perdurer les échanges nés des rencontres de l’année précédente et les étendre autant que possible. Comme pour la précédente session, nous avons retenu l’idée d’une participation des intervenants à plusieurs séances, fertile pour la progression des débats et permettant de bénéficier du caractère positif d’un « atelier ».

Le séminaire aura lieu à la Maison de la Recherche, 28 rue Serpente (75006 Paris), en salle D 224, les vendredi 2, 9, 16, et 23 mars, puis 4 et 18 mai 2012, de 14 h 30 à 17 h 30. Les séances des 30 mars, 11 mai et 25 mai auront exceptionnellement lieu, au même endroit, de 14 h à 18 h.
Une publication en ligne des actes est envisagée, afin de compléter celle de l’année précédente, en cours d’édition.

Vendredi 2 mars, 14 h 30-17 h 30

Rémy Stricker (Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris) : « Bagatelle sans tonalité de Liszt, la création musicale contre le Diable. »
Scott M. Sanders (New York University) : « Le musicien paradoxal ou la sensibilité du virtuose. »
François Balanche (Montréal / EHESS) : « Oppresseurs et libérateurs. Les relectures éthiques de l’histoire de la musique par Henri Pousseur et André Boucourechliev. »

Vendredi 9 mars, 14 h 30-17 h 30

Bruno Pinchard (université Lyon III Jean Moulin) : « Georges Migot, introduction à une esthétique  » polyplanaire « . »
Inès Taillandier-Guittard (université Jean Monnet Saint-Etienne / ENS Lyon) : « Respect ou violation de l’œuvre : une alternative antinomique ? Le cas d’Alfred Cortot. »
Antonia Soulez (université Paris VIII) : « Que peut apporter à la discussion sur l’autonomie du musical la critique wittgensteinienne de l’idée selon laquelle le contenu de signification de la musique peut faire l’objet d’une expérience transmissible, ou le musical au prisme de la seconde philosophie de Wittgenstein face au caractère non-traductible du contenu de signification du musical (à partir du § 531 des Recherches philosophiques). »

Séance du vendredi 16 mars, 14 h 30-17 h 30

Ellen Moysan (université Toulouse le Mirail / Europhilosophie) : « Esquisse d’une définition phénoménologique du chant intérieur ».
Angelos Triantafyllou (université de Versailles Saint-Quentin) « Deleuze, Cage et  l’ » empirisme transcendantal  » ».
Julien Dubruque (université Paris-Sorbonne / Centre de Musique Baroque de Versailles) : « Le positivisme en musicologie aujourd’hui ».

Séance du vendredi 23 mars, 14 h 30-17 h 30

Mathias Roger (université Paris-Sorbonne / OMF) : « L’analyse musicale au défi de l’imaginaire ».
Margaux Sladden (université Libre de Bruxelles) : « Analyse et herméneutique musicales : une application de la pensée de Paul Ricoeur à la musicologie ».
Alain Patrick Olivier (Poitiers, CRHIA / Fernuniversität in Hagen) : « La réception d’Adorno en France : musicologie, sociologie, métaphysique ».
Séance du vendredi 30 mars, 14 h -18 h

Nicolas Dufetel  (Conservatoire d’Angers) : « Liszt, Wagner et la notion de dette. »
Alain Bonardi (université Paris VIII / IRCAM) : « La constitution de connaissances dans la musique interactive mixte. »
Elsa Ballanfat (université Paris-Sorbonne) : « Les rapports de la danse contemporaine à la musique, différences d’approche et enjeux à venir. »
Josselin Minier (université Paris I Panthéon-Sorbonne) : « Synthèse du temps et fragmentation cognitive du sonore. »

Séance du vendredi 4 mai, 14 h 30-17 h 30

Alessandro Bertinetto (Università di Udine) : « Improvisation et écoute. »
Élodie Gontier (université Paris-Sorbonne) : « Expériences musicales comme enseignements philosophiques : Kierkegaard, Nietzsche, Adorno. »
Emmanuel Reibel (université Paris Ouest Nanterre La Défense) : « Du relativisme de la catégorisation esthétique : l’exemple du  » romantisme « . »

Séance du vendredi 11 mai, 14 h -18 h

David Christoffel (EHESS) : « La gayfriendlisation de l’opéra. »
Francesco Peri (Università del Salento, Lecce / Université Paris III) : « Faire l’histoire de la critique musicale. Défis, ouvertures. »
Maël Guesdon (EHESS) : « Musique et transversalité chez Deleuze et Guattari. »
Jérôme Cambon (Tours) : « Alain et l’objet musical : une tentative de synthèse entre les philosophies cartésiennes, kantiennes et hégéliennes. »

Séance du vendredi 18 mai, 14 h 30-17 h 30

Denis Laborde (CNRS / Centre Marc Bloch, Berlin) : « Ontologies musiciennes : pour une science indisciplinée de la musique. »
David Romand (Programme ANR Formesth / université Paris VII, SPHERE) « Abstraction et iconicité dans l’expérience musicale. Une approche neurocognitive. »
Suzanne Kassian (université Paris-Sorbonne / PLM) : « La nouvelle approche du concept d’identité dans la musique. »

Séance du vendredi 25 mai, 14 h -18 h

Raphaël Brunner (Haute Ecole d’Art de Sierre, Suisse) : (titre à préciser)
Vladimir Safatle (Universidade de São Paulo) : « L’autonomie de la forme musicale dans la production contemporaine. »
Anne-Laetitia Garcia (université Paris III Sorbonne Nouvelle) : « Incarnation / représentation : Plácido Domingo dans Otello de Verdi. »
Charlotte Loriot (université Paris-Sorbonne / PLM) et Julien Labia (université Paris-Sorbonne (CEPA) / Programme ANR FORMESTH) : « Philosophie et Musicologie : bilans et perspectives de deux années de dialogue »

Début : 2 mars 2012 8 h 00 min
Fin : 2 mars 2012 17 h 00 min
Lieu : Maison de la Recherche, 28 rue Serpente
Adresse :
Paris, USA
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