Atelier Internet
Philosophie, sciences et sciences humaines | 17 février, 02 mars, 16 mars, 30 mars, 13 avril, 04 mai, 11 mai, 25 mai, 08 juin
16h-18h30
École Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris
Ven 17 fév, Ven 2 mars, Ven 16 mars : Salle Henri Cartan
Ven 30 mars, Ven 13 avr, Ven 4 mai, Ven 11 mai, Ven 25 mai, Ven 8 juin : Salle U/V
Séminaire organisé avec l’ENS et l’ENSSIB.
Cette année, le séminaire approfondira deux thèmes.
La philosophie de la technique
En nous appuyant sur le paradigme de l’internet, nous prolongerons, de façon théorique et à partir d’études de cas, l’étude de la technicité de la pensée et de son instrumentation. La question de l’écriture du monde en découlera, et nous l’aborderons de trois façons entremêlées :
1. à partir de découvertes scientifiques, de simplifications conceptuelles ou scribales et aussi de productions-publications imprimées ou en ligne. Ici se poseront deux questions : d’une part, celle de l’écriture de la culture en un sens très large, du fait des travaux scientifiques d’hier et d’aujourd’hui, ce qui permettra de préciser qui sont les lettrés contemporains ; d’autre part, celle de l’incidence de nos instruments sur les épistémologies ;
2. en repérant les formations discursives relatives à l’épistémologie générale (dans le contexte contemporain), avec l’espoir (à terme), d’en proposer une perspective unifiante et opératoire ;
3. en élargissant à toute technique la question de son objectivité, déjà mise à mal pour les techniques intellectuelles.
Pouvoirs de l’écrit
À cette approche sera corrélée la façon dont les appropriations de l’internet permettent d’imposer des représentations idéologiques. Seront abordées ici la production concrète de doxas (ex. : machineries de l’information quotidienne), la « numérisation de la société » (essentiellement par le biais de ses administrations), et leur adossement à ce mélange d’idéologie, de mythe quant à la technique et de formations discursives qui font de l’internet l’aliment premier de nos narrations sociales.
Ce qui devrait nous permettre d’élucider quelques invariants anthropologiques quant à nos désirs de croyance en la technique et quant à nos difficultés à engager une démarche réellement scientifique dès que nous abordons la redoutable question du collectif.
La première partie du séminaire s’est tenue à l’Enssib (Lyon), de novembre 2011 à janvier 2012.
Les informations détaillées sont accessibles aux URL http://barthes.enssib.fr/atelier et http://barthes.ens.fr/atelier

