Francis Bacon et ses héritages

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Event:
Francis Bacon et ses héritages
Début :
8 décembre 2011 8 h 00 min
Fin :
8 décembre 2011 17 h 00 min
Updated:
6 novembre 2011
Schedule:
Chaque 0 mois le second MardiJusqu'à 11 mai 2012 (See all)
Lieu :
salle 421, bât. L, Université Paris Ouest Nanterre
Adresse :
USA

Francis Bacon et ses héritages

Séminaire organisé par François Pépin (IREPH) et Luc Peterschmitt (ANR Pneuma-IREPH)

Le jeudi, de 16h à 19h, salle 421, bât. L

 

La question de la réception de Bacon n’en finit pas d’être posée. Elle est sans doute à la mesure de l’ambition de Bacon lui-même : rien moins que restaurer l’ensemble du savoir, voire instaurer le savoir, comme s’il n’existait pour le moment pas.  Mais cette instauration n’est pas nécessairement une production du savoir. Contrairement à un Descartes, Bacon ne prétend pas bâtir un système en laissant le soin, éventuellement, à ses « neveux » de le parachever. La voie proposée par Bacon inscrit le savoir dans une histoire ouverte : les indications données pour l’instauration de la science ouvrent une voie qu’il reste à parcourir et éventuellement à tracer.

Mais cela invite nécessairement à comparer l’histoire effective des sciences et de la philosophie avec ce que Bacon a proposé. Et bien souvent, il n’est pas difficile de souligner combien les lectures de Bacon furent tronquée, réduisant Bacon à un nom, une étiquette ou un slogan pour une nouvelle science qui n’avait peut-être que peu à voir avec ce qu’il entendait promouvoir. Bref, la recherche d’un héritage ne serait pas en faveur de la conception baconienne du savoir.

Nous proposons de reprendre cette question sans la déterminer a priori. Nous chercherons des héritages et des usages de Bacon, qui reste une référence au moins jusqu’à la fin du 19e siècle. Faut-il vraiment croire qu’il n’a été qu’un nom permettant de prendre à peu de frais position dans toutes les formes possibles de querelles des  « anciens et des modernes » ? A tout le moins, la durée de cette présence invite à en examiner les modalités réelles dans la philosophie, les sciences qu’elles soient naturelles ou sociales. Mais rien n’indique non plus que cette présence soit toujours identique : les usages de Bacon sont autant de lectures, nécessairement diverses, parce que leurs intérêts ne sont pas les mêmes.

 

Les séances seront mensuelles, à l’Université Paris Ouest-Nanterre, nous pourrons éventuellement entendre deux communications par séances.

Nous chercherons les effets de la philosophie de Bacon à la fois du côté des élaborations proprement philosophiques mais aussi dans la pratique des sciences. Notre but n’est pas tant de nous prononcer sur la réussite ou l’échec de la philosophie de Bacon – la question a-t-elle-même réellement un sens ? – que de repérer des lectures et des usages. C’est ce qui permettra de dire quel fut effectivement le rôle de Bacon durant cette période.

 

Pour l’essentiel, la première année a été consacrée à la figure « française » de Bacon. Nous souhaiterions, autant que possible, nous concentrer pour la seconde année aux usages anglais de Bacon.

 

Progamme :

17 Novembre : A.L. Rey (Université Lille 1), « la figure de Bacon chez quelques leibnizo-newtoniens de la première moitié du 18esiècle » Exceptionnellement, cette première séance aura lieu de 18h à 20h

8 Décembre : E. Cassan, « Gassendi et Bacon »

12 Janvier : C. Etchegaray (Univ. Paris Ouest-Nanterre), « L’héritage baconien dans la philosophie écossaise » (titre provisoire) ; E. Le Jallé, (Univ. Lille 3), « De Bacon à Hume : objet et méthodes de la science expérimentale »

16 Février : M. Malherbe, « J. S. Mill et Bacon »

15 Mars : C. Crignon (Univ. Paris IV), à préciser

12 Avril : L. Peterschmitt (ANR Pneuma/IREPH) : « Herschel et Whewell : rénovations baconiennes » ; F. Pépin (IREPH/Univ. Paris Ouest-Nanterre), « Bacon dans l’Histoire populaire des sciences de Conner »

10 Mai : C. Peterschmitt, “L’instauration baconienne de la sociologie dans les Règles de la méthode sociologique de Durkheim”

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