État de nature et contrat sexuel dans le monde post-apocalypse de The Walking Dead (I)

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Keivan Djavadzadeh-Amini (Université Paris 8, LabTop)

« Qu’est-ce qui a changé ? », « quelles sont les règles ? »… Il s’agit là de questions récurrentes dans The Walking Dead. Cette série horrifique, diffusée depuis le 31 Octobre 2010 sur la chaine américaine AMC, est adaptée du comic américain éponyme de Robert Kirkman (adaptation réalisée par Franck Darabont et Kirkman lui-même). Elle se situe dans un monde apocalyptique où les morts-vivants sont désormais les maîtres sur terre. Une des problématiques centrales de The Walking Dead est la question du changement et de la continuité. Quels sont les fondements de cette nouvelle société (dont le modèle réduit qui nous est offert est celui de la communauté) ? Quelles en sont les règles (s’il y en a) ? Cet article montrera que si les lois n’ont plus cours dans ce monde post-apocalypse et post-humain, les normes, et en premier lieu celles assignant des rôles sexués stéréotypés, continuent de peser de tout leur poids sur la communauté rassemblée autour du shérif Rick Grimes. À travers une relecture critique du contractualisme (notamment par le biais d’auteures féministes), je questionnerai cette vigueur des normes, y compris lorsqu’advient la fin du monde.

Car si dans d’autres séries où se constitue une communauté dans un monde en perdition, de nouvelles règles sont définies ou redéfinies (c’est le cas dans Lost par exemple), The Walking Dead apparaît pour le moins conservateur[1] et on peut se demander avec Andrea (l’un des seuls protagonistes féminins réellement « actif » dans la série, et rejetée à ce titre hors de la « normalité ») : « Pourquoi seules les femmes se tuent à la tâche ici ? » Et le corolaire de cette affirmation : pourquoi seuls les hommes (à l’exception d’Andrea) portent des armes ? Ce retour à l’état de nature est éclairant sur ce qui fonde une communauté : plus qu’un contrat social, un contrat sexuel. Lori, la femme de Rick, peut bien affirmer que l’« on n’a jamais pris le temps de vivre comme avant ». Tout dans la série laisse percevoir au contraire la persistance de l’emprise des normes sexuées derrière cette fin du monde. Mon propos sera de mettre en évidence, derrière la forme « série télévisée », le discours authentiquement sexiste de The Walking Dead.

Dans cet article, il s’agira dans un premier temps de réfléchir à ce qu’est un mythe politique. J’entends par là : quelle est l’utilité d’un mythe ? Je présenterai donc le mythe politique mobilisé dans la série télévisée pour critiquer l’utilisation qui en est faite. Alors que la situation inédite dans laquelle sont plongés les personnages pourrait les inciter à fonder leur communauté de survivants sur de nouvelles règles (cette « seconde chance », si souvent évoquée), on observe qu’en réalité « rien ne change ». Aucune alternative au contrat sexuel n’étant jamais réellement présentée, le monde post-apocalypse est ici un mythe conservateur. Dans une seconde partie, je montrerai que la fiction politique de The Walking Dead peut s’analyser comme une fiction contractualiste. Si le monde post-humain s’apparente à un retour à l’état de nature, l’entrée dans le monde politique, la communauté, se fait via un contrat social (l’envers du décor du contrat social). Pour illustrer cette dimension sexuelle du contrat, je m’intéresserai à l’appropriation du corps des femmes dans la communauté, à travers deux exemples : le travail domestique et l’appropriation du « ventre » des femmes.

 

Le monde post-apocalypse : un mythe politique conservateur

Un argument qui revient souvent lorsque l’on parle de The Walking Dead le comic est que la psychologie des personnages serait travaillée à l’extrême, afin de coller au plus près de la réalité. Je ne discuterai pas dans cet article du comic, préférant centrer mon analyse sur la série télévisée exclusivement. Durant les deux saisons déjà diffusées, nous avons pu suivre la lutte pour la survie de la communauté rassemblée autour de la personne de l’ex-shérif Rick Grimes. Et loin d’une psychologie travaillée, les personnages principaux apparaissent au contraire stéréotypés, répondant à des archétypes finalement très conservateurs derrière les apparences. Les personnages féminins sont à ce titre les moins intéressants de la série. Lori, la femme de Rick, en est l’exemple frappant. C’est d’ailleurs sur ce personnage que se sont concentrées l’essentiel des critiques. Le trait le plus marqué du personnage est sa totale incapacité à s’en sortir par elle-même, sans homme. Ainsi, lorsque son mari est tombé dans le coma avant que les « rôdeurs » (le nom qu’on donne aux morts-vivants) ne prennent le contrôle de la planète, Lori s’est « rangée » sous la protection de Shane, le meilleur ami de Rick, elle se donnant à lui, et lui la protégeant. Les termes s’apparentent largement à l’échange économico-sexuel que décrit Paola Tabet dans un ouvrage publié en 2004 en France, La grande arnaque. Sexualité des femmes et échange économico-sexuel.

L’anthropologue postule un continuum de l’échange économico-sexuel, du flirt jusqu’à la prostitution en passant par le mariage. Selon elle, il y aurait derrière toute relation sexuelle hétérosexuelle un échange, une transaction économique. Dans un entretien paru dans Genre, sexualité et société, Paola Tabet revient sur cette idée :

Pour moi l’idée d’échange économico-sexuel sert à désigner un phénomène bien plus large [que la prostitution], c’est-à-dire l’ensemble des relations sexuelles entre hommes et femmes impliquant une transaction économique. Transaction dans laquelle ce sont les femmes qui fournissent des services (variables mais comprenant une accessibilité sexuelle, un service sexuel) et les hommes qui donnent, de façon plus ou moins explicite, une compensation (dont la qualité et l’importance sont variables, cela va du nom au statut social, ou au prestige, aux cadeaux, à l’argent) en échange de ces services.[2]

 Plus que l’échange lui-même, l’aspect le plus problématique est que Lori soit absolument incapable de gérer la situation seule. Elle a continuellement besoin qu’un homme la protège et lui dise quoi faire. C’est à l’occasion de sa grossesse que cet aspect est le plus explicite. Finalement, Lori n’existe pas en tant qu’individualité, elle existe à travers son mari (variante : à travers Shane). Cela ne pourrait d’ailleurs être plus clair lorsque Carol (un autre personnage féminin dépendant des hommes) lance à Lori : « Tu es l’épouse de Rick, ce qui fait de toi notre première dame »[3]. Dans ce monde post-apocalypse où les « rôdeurs » sont les maîtres, les femmes demeurent les prolétaires de l’homme. Devant les critiques nombreuses adressées au personnage de Lori, le producteur Glen Mazzara avança dans une interview que le personnage de Lori était « réaliste » :

I think Lori is a compelling, interesting character. I think she is realistic in a lot of ways and she’s certainly a character that people are talking about. So I don’t find her irritating […]. We’ll certainly examine that character. But, you know, I don’t know if we really need to start creating false [story] beats to make her more likeable. That’s not part of the plan[4].

Il serait donc, aux yeux du producteur, irréaliste qu’un personnage féminin puisse s’assumer et s’affirmer par et pour elle-même. De même, il serait sans doute improbable aux yeux du producteur que Carol, battue par son mari Ed, relève la tête et rende coup pour coup. Ce serait là « créer de fausses histoires ». C’est là tout le problème de l’idéologie derrière The Walking Dead. La série n’est à aucun moment critique sur la vision hégémonique de la société et prend pour acquis ce qu’elle juge être « la réalité ». Alors que la série offre un univers post-apocalyptique, une situation exceptionnelle qui s’apparente à un retour à l’état de nature[5] et devrait par conséquent permettre de repenser en profondeur les liens sociaux qui unissent une communauté et les rapports sociaux qui existent entre ses membres, on observe en réalité une grande persistance des normes traditionnelles. La « seconde chance » si souvent évoquée n’est jamais saisie, et sa possibilité elle-même ne semble jamais prise au sérieux. Or, comme mythe politique, le monde post-apocalypse de The Walking Dead n’ouvre sur aucun autre possible et se contente de refléter la « réalité », ou plutôt ce qu’il considère être la réalité. Une vision positiviste donc, qui part du postulat que hors du « réel » (du visible), rien ne saurait exister. Quel intérêt dès lors de mettre en scène un mythe politique, une situation hors de la réalité donc, si aucune réflexivité sur le monde présent ne l’accompagne ? Car comme le note Carole Pateman à propos du contrat originel, « c’est une fiction politique, mais l’invention de cette histoire a également constitué une intervention déterminante dans le monde politique »[6]. Ainsi que l’analyse Roland Barthes dans Mythologies, le mythe a une fonction idéologique, en tant que mode de signification. Les représentations du monde de The Walking Dead ne sont donc pas neutres, contrairement à ce que voudrait laisser entendre le producteur de la série télévisée en s’abritant derrière l’idée de « réalité ». Dans un article intitulé « Identités et politiques des représentations », Stuart Hall note à propos de la culture populaire :

[Il s’agit d’une] arène profondément mythique. C’est un théâtre des désirs populaires, un théâtre des fantasmes populaires. C’est le lieu où nous découvrons et jouons avec nos identifications, où nous sommes imaginés, où nous sommes représentés, pas seulement devant des publics qui ne comprennent pas le message, mais aussi pour nous-mêmes et pour la première fois[7].

La culture populaire a donc une fonction constitutive de nos identités, elle les met en scène autant qu’elle les produit. Or, que laisse à voir The Walking Dead sinon des personnages féminins faibles, dépendants des hommes et semblant se satisfaire de la situation (le personnage d’Andrea constitue une exception, j’y reviendrai dans la deuxième partie de cet article) ? Quelles identités de genre positives pourraient bien ressortir de cette série télévisée ? Stuart Hall, dans un article célèbre, affirmait que les productions culturelles n’étaient pas reçues passivement par les spectateurs, mais qu’il y avait un double moment de codage puis de décodage[8]. C’est ce qui a permis à un certain nombre de personnages féminins codés comme « monstrueux » (car déviant des normes de genre) d’être par la suite réappropriés par des féministes[9]. Néanmoins, en ce qui concerne The Walking Dead, aucun protagoniste féminin ne semble pouvoir faire l’objet d’une réappropriation, à moins de s’identifier à la position de subalterne ou de victime consentant à sa domination.

The Walking Dead laisse l’impression de ne jamais aller au bout de sa logique. Le changement, si souvent évoqué, n’est jamais approché. A l’inverse, une série comme Lost utilise de manière bien plus constructive ce mythe du retour à l’état de nature, avec une réelle réflexion sur ce qui fonde une communauté (les réponses apportées par la série sont sans doute discutables, mais elles ont le mérité d’exister)[10]. La fiction politique imaginée pour la série est donc éminemment conservatrice: un monde post-apocalypse certes, mais une persistance des normes jamais questionnée, au nom d’une « réalité » impérieuse. Aucune réflexion théorique sur les fondements de la communauté que nous suivons. Ce que ne discute jamais la série, mieux, ce qu’elle réifie, c’est l’envers du décor du contrat social, le contrat sexuel.

 

Bibliographie

Ouvrages :

  • John Langshaw AUSTIN, Quand dire, c’est faire, Paris, Seuil, 1991, 202 p.
  • Judith BUTLER, Humains/Inhumains. Le travail critique des normes, Paris, Amsterdam, 2005, 154 p.
  • Michel de Certeau, L’invention du quotidien. Les arts de faire, Paris, Gallimard, 1990, 347 p.
  • Elsa Dorlin, La matrice de la race. Généalogie sexuelle et coloniale de la nation française, Paris, La découverte, 2006, 308 p.
  • Colette GUILLAUMIN, Sexe, race et pratique du pouvoir. L’idée de nature, Paris, Côté-femmes, 1992, 239 p.
  • Stuart HALL, Identités et cultures. Politiques des cultural studies, Paris, Amsterdam, 411 p.
  • Thomas HOBBES, Léviathan, Paris, Gallimard, 2000, 1027 p.
  • Carole PATEMAN, Le contrat sexuel, Paris, La Découverte, 2010, 332 p.
  • Jean-Jacques ROUSSEAU, Du contrat social, Paris, Flammarion, 2006, 256 p.
  • Thibault de Saint Maurice, Philosophie en séries, Paris, Ellipses, 2009, 176 p.
  • Joan Scott, La citoyenne paradoxale. Les féministes françaises et les droits de l’Homme, Paris, Albin Michel, 1998, 287 p.
  • Yvonne D. Sims, Women of Blaxploitation. How the Black action film heroine changed American Popular culture, McFarland & Company, 2006, 224 p.
  • Monique WITTIG, La pensée straight, Paris, Amsterdam, 20107, 119 p.

Articles :

Audiovisuel :

  • The Walking Dead (AMC, 2010-), Saisons 1 & 2.

[1] Si mon analyse sera centrée sur les rapports sociaux de sexe, il importe néanmoins de mentionner certaines polémiques américaines questionnant notamment le rapport à la race de la série. Voir pour un exemple récent Chauncey DeVega, « (Race)ing Popular Culture : Is « The Walking Dead » TV Show Racist ? » in Daily Kos, 18 mars 2012. Article en ligne (page consultée le 20 juin)

[2] Mathieu Trachman, « La banalité de l’échange. Entretien avec Paola Tabet » in Genre, sexualité et société, n°2 (Automne 2009).

[3] The Walking Dead (AMC, 2010-), 2X05.

[4] Antonio Ocasio, « « The Walking Dead » Producer Responds To « Annoying Lori » Critics », 21 mars 2012, ScreenRant (site internet). Article en ligne : < http://screenrant.com/walking-dead-season-3-lori-annoying-aco-160358/ > (page consultée le 23 mai 2012).

[5] J’entends « état de nature » comme étant un mythe politique. Si les théoriciens du contrat social font appel à ce mythe pour désigner un monde pré-politique, j’utilise pour ma part cette expression pour marquer une rupture. L’état de nature ne désigne donc ici rien de plus que le mythe d’un monde post-apocalypse où de nouvelles règles sont à élaborer.

[6] Carole Pateman, Le contrat sexuel, Paris, La découverte/IEC, 2010, p. 301.

[7] Stuart Hall, « Identités et politiques des représentations » in Identités et cultures. Politiques des cultural studies, Paris, Amsterdam, 2008, p. 310.

[8] Stuart Hall, « Codage/décodage » in op. cit. p. 169-183. Les réflexions de Michel de Certeau sur les pratiques de consommation des français vont dans le même sens, postulant une capacité « productrice » à la consommation. Michel de Certeau, L’invention du squotidien. Les arts de faire, Paris, Gallimard, 1990, 347 p.

[9] Je pense notamment aux femmes des films typés « rape and revenge », où une femme violée (souvent collectivement) en début de film se venge par la suite de chacun de ses agresseurs. Si ces films n’ont jamais été pensés comme féministes (ils en faisaient même parfois la caricature, comme c’était le cas dans Switchblade sisters), ils peuvent néanmoins être décodés singulièrement pour une féministe qui pourra éprouver un plaisir à ces scènes de vengeance. Je dois ces réflexions à un colloque international organisé en juin 2010 à Paris 7 intitulé « Penser la violence des femmes », et plus précisément à l’intervention d’Elsa Dorlin : « Les films de Girl gangs : violence collective, violence politique ». Citons également le cas des films Blaxploitation, qui mettaient en scène des personnages féminins stéréotypés (sexy et violents) mais qui ont aussi permis de redéfinir la représentation qu’on avait des femmes noires.  Voir Yvonne D. Sims, Women of Blaxploitation. How the Black action film heroine changed American Popular culture, McFarland & Company, 2006, 224 p.

De manière générale, il ressort de ces deux exemples que si la violence des femmes est codée comme « pathologique », elle peut être décodée par d’autres femmes, féministes ou non, comme une composante de la puissance d’agir, et donc être perçue positivement.

[10] Ces questions ont été débattues lors de l’atelier « Sériphilie : questions d’éthique et séries télévisées » organisé sous la responsabilité de Sandra Laugier et Thibault de Saint Maurice dans le cadre de « La nuit de la philosophie » à l’ENS en juin 2010. Le titre retenu pour la discussion consacrée à Lost renvoyait explicitement au mythe de l’état de nature : «  »Vivre ensemble ou mourir seul » : quelle moralité à l’état de nature ? ». Voir aussi Thibault de Saint Maurice, « Lost – la société » in Philosophie en séries, Paris, Ellipses, 2009, 176 p.

  1. Bonjour,

    Merci pour cet article fort éclairant et plutôt passionnant. Cela dit, il me semble qu’un point important n’est pas mentionné. On connaît la critique que Rousseau adresse à Hobbes : celui-ci concevait l’état de nature comme la situation de l’homme avant la société. Rousseau rappelle qu’il s’agit d’une fiction, qui est celle de l’homme sans société plutôt qu’avant celle-ci. Or, en dehors de la société, l’homme n’est pas un loup pour l’homme, et l’état de nature n’est pas une situation de guerre de tous contre tous : les hommes naturels ne se reconnaissent même pas comme semblables, et il ne peut pas y avoir de guerre entre eux, « pas plus qu’il n’y a de guerre entre les hommes et les vers de terre » (pour citer Spielberg dans La Guerre des mondes). La guerre ne concerne que les états, et il ne peut donc y avoir de guerre qu’entre des hommes déjà socialisés. C’est dire que l’état de nature que décrit Hobbes est en réalité la situation des hommes après la société plutôt qu’avant : c’est lorsque la société disparaît, pour une raison ou pour une autre que les hommes sociaux mais sans société se font la guerre les uns les autres. D’ailleurs, toutes les passions censées animer l’homme à l’état de nature que décrit Hobbes sont en réalité des passions sociales, d’après Rousseau, puisqu’elles supposent la reconnaissance de l’autre homme comme un semblable (jalousie, envie, etc.). Pardonnez ce préalable un peu long. Mais il nous mène droit à la situation décrite dans The walking dead : la situation qui y est décrite n’est pas celle d’un retour de l’homme avant la société, mais celle de l’homme après la société : ce sont des hommes socialisés qui se retrouvent sans société et qui agissant néanmoins de manière encore sociale. De ce point de vue, peut on reprocher à la série son traitement de la différence sexuelle ? La domination masculine que décrit votre article y est présente, mais n’est-ce pas inévitable, dans la mesure où les personnages de la série continuent nécessairement de se comporter de manière sociale, c’est-à-dire en fonction des normes de la société qui vient de disparaître ? Il est possible que la question d’une nouvelle société -et donc, d’un nouveau contrat social -finisse par se poser (c’est ce que semble indiquer le tome 15 de la série en BD), mais ce n’est manifestement pas le cas dans un premier temps. S les producteurs décrivent le personnage de Lorie comme réaliste, c’est donc sans doute moins pour dire que la femme se met nécessairement sous la domination de l’homme que pour signifier qu’elle reproduit après la fin de la société un stéréotype social, le nôtre. La série n’est donc pas pour autant conservatrice. Peut-être même, au contraire, rend-t-elle ces stéréotype visibles, en les montrant l’œuvre en dehors de leur milieu naturel, à savoir la société, ou plutôt notre société.

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