AAC – Comment peut-on être libéral?

Print Friendly

 

Appel à contributions de la revue Implications Philosophiques

 

« Comment peut-on être libéral? »

Libéralisme et justice sociale

 

Responsables du dossier

Stanislas Richard (Université de Tel Aviv)

Marc Goetzmann (Rédacteur en chef, Implications Philosophiques)

Date limite d’envoi des propositions: 01 Juillet 2021

Date limite d’envoi des articles: 15 Octobre 2021

 

Force est de constater que le libéralisme n’a pas bonne presse dans le monde francophone, que ce soit dans le débat universitaire ou public. 

Dans le débat universitaire, le libéralisme est essentiellement associé soit à la défense libertarienne du marché libre et de l’État minimal, soit au libéralisme égalitaire tel qu’il a été développé dans la philosophie américaine, courant dominé par la figure de John Rawls. Le premier courant n’est quasiment pas représenté dans le recherche philosophique française, et le second reste somme toute assez minoritaire au regard de son omniprésence dans la philosophie anglo-américaine.

Dans le débat public, ‘libéral’ ne signifie guère plus que la conception libertarienne, et est à la limite de l’insulte, rimant souvent avec la justification de la poursuite immodérée du profit, la défense des intérêts du grand capital et le mépris pour la justice sociale, un domaine qui, en France, est considéré comme étant le propre de l’État et non des acteurs privés. A ce titre et dans le monde francophone, ‘libéral’ est aussi devenu, à tort, un synonyme du néologisme ‘néolibéral’, un concept essentiellement critique, parfois vague dans ses usages quotidiens, qui désigne diverses politiques économiques privilégiant l’offre et critiques du keynésianisme et de l’État providence. Les néolibéraux sont tout particulièrement suspectés de n’être que les défenseurs des intérêts des élites économiques, en plus de bafouer les souverainetés démocratiques. 

Ce numéro spécial de la revue Implications Philosophiques s’attachera à aller à contre-courant de ces idées reçues. Nous chercherons, à notre échelle, à faire le procès philosophique du libéralisme, compris ici principalement dans sa version libertarienne,  et invitons à la barre ses avocats comme ses procureurs. Les contributions chercheront à savoir si la pensée libérale, comprise ici comme une pensée politique et économique prônant les vertus du marché organisant une concurrence libre et non faussée, et reposant sur un droit sacralisant la propriété privée et la liberté individuelle par l’institution de l’État minimal, peut proposer des réponses pertinentes et innovantes aux problématiques qui sont classiquement vue comme appartenant au socialisme ou à l’égalitarisme. 

En d’autres termes, nous voulons savoir si et comment on peut être libéral et défendre une conception sincère et sans concession de la justice sociale. Peut-on même être libéral parce que l’on défend une telle conception? Le libéralisme a-t-il alors quelque chose à dire sur des sujets traditionnellement considérés comme les domaines réservés de ses « opposants » – comme l’exploitation, la domination, l’exclusion, ou la pauvreté? 

Les articles adressant les questions suivantes seraient les bienvenus, mais les coordonnateurs restent ouverts à tout autre sujet de contribution: 

  • Existe-t-il une conception libertarienne de la justice sociale? 
  • L’égalité a-t- elle une place dans la pensée du marché libre? Inversement, le marché libre accepte-t-il une justification égalitariste? 
  • Existe-t-il une pensée libérale de l’exploitation? 
  • Le libéralisme / libertarisme doit-il n’être que la caution philosophique du capitalisme? Ou bien un libéral / libertarien peut-il être anticapitaliste? 
  • Dans le conflit entre libéralisme économique et démocratie, est-ce la démocratie qui a nécessairement raison? 
  • Le féminisme doit-il être libéral?  

Si l’angle choisi privilégie des approches de philosophie contemporaine, nous demeurons ouverts aux articles d’histoire de la philosophie abordant la pertinence du libéralisme dit “classique” pour notre époque.

Informations pratiques

Responsables du dossier : 

Stanislas Richard (Université de Tel Aviv)

Marc Goetzmann (Rédacteur en chef, Implications Philosophiques)

Calendrier:

Date limite d’envoi des propositions: 01 Juillet 2021

Date limite d’envoi des articles: 15 Octobre 2021

L’appel à contributions fonctionne selon une double logique de sélection sur propositions et d’évaluation d’articles complets. 

Ainsi, nous accepterons des propositions de contributions jusqu’au 1er Juillet 2021

Les résultats de la sélection seront communiqués aux auteurs et autrices d’ici le 15 juillet 2021

Les propositions sélectionnées devront être envoyées avant le 15 octobre 2021. Un atelier sera éventuellement organisé, où les auteurs pourront les présenter avant cette date. 

Il sera néanmoins possible de nous transmettre des articles complets qui n’auraient pas été pré-sélectionnés sous forme de proposition à la même date du 15 octobre 2021. Les personnes ayant vu leur proposition refusée en juillet ne pourront pas présenter le même projet, mais pourront nous communiquer un article complet sur un sujet différent. 

La publication est prévue courant 2022, vraisemblablement au début du printemps.

Envoi des propositions et des articles

Nous invitons les auteurs à soumettre des propositions qui devront être de 750 mots maximum (format .doc) et seront accompagnées du nom de l’auteur, de son statut, de son affiliation institutionnelle, ainsi que d’une adresse mail.

Envoi simultané des propositions et des articles aux adresses: m.goetzmann@implications-philosophiques.org

Richard_Stanislas@phd.ceu.edu 

Tout article envoyé doit être conforme aux normes de format et de présentation de la revue: voir http://www.implications-philosophiques.org/soumettre-un-article/

Pour plus d’information, veuillez contacter: 

Marc Goetzmann: marc.eric.goetzmann@gmail.com 

ou Stanislas Richard: Richard_Stanislas@phd.ceu.edu 

Commenter

Suivez-nous :
ISSN 2105-0864 - Copyright © 2009-2015 Implications philosophiques CopyrightFrance.com