Philosophie de la corrida

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Le compte-rendu de François Carrière proposé aujourd’hui vient ajouter une nouvelle contribution à la rubrique « recension ». Consacrée à l’article de Francis Wolff « Le statut éthique de l’animal dans la corrida » paru dans les cahiers philosophiques n°101 en Avril 2005, où l’auteur se propose d’étudier philosophiquement les implications éthiques de la corrida, cette recension s’attache à en reconstruire le plus précisément possible l’argumentation puis d’en discuter les conclusions en confrontant les thèses avancés par Wolff à d’autres théories éthiques, notamment l’éthique compassionnelle et avec elles les thèses de Peter Singer.

El Torero by Schrouty - Creative Commons

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Reprenant le débat des droits des animaux qui est au cœur de l’article de Wolff, on en mesurera la fécondité face aux alternatives proposées par les positions doloristes ou utilitaristes. La démarche adoptée cherchera par ailleurs à resituer les thèses de Wolff dans le brûlant débat contemporain des éthiques animales.

Après tout, si les individus extérieurs à la corrida en viennent à la condamner comme une pratique barbare ou tortionnaire et qu’un aficionado peut y voir une éthique possible pour l’homme, c’est peut être qu’il s’y joue quelque chose d’essentiel ; une certaine conception de ce qu’est l’homme et de ce qu’il doit être – conception pouvant expliquer les débats passionnés dans laquelle elle se trouve plongée.

  1. Culture-Nature, intelligence-instinct, émotion-art… ? De quoi parler ? C’est un délit pour maltraitance à animaux, point ! Il y aura toujours des amateurs pour justifier la justice complice et défendre une tradition criminelle. Claude Drocourt

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