Réactions
Par Claire Abrieux.
Ce qui est problématique, lorsque l’on engage une réflexion sérieuse sur l’utérus artificiel, c’est que la réaction « Beurk ! » devient un argument[1]. Le nombre d’arguments caducs contre l’utérus artificiel est à l’origine de ce travail. Pour éviter d’engager ce débat sur des fondations purement émotivistes, nous avons choisi de déterminer un cadre normatif à son développement.
Il est urgent de penser l’ectogenèse pour plusieurs raisons. Tout d’abord, l’U.A.[2] est une technique médicale et en cela elle pourrait améliorer la vie de patients et surtout sauver des vies[3]. Ensuite, les avancées …
Par Olivier Sarre
La puissance technique de l’homme moderne lui permet de réaliser pleinement son programme de domination du réel, et là où ses limites apparaissent, il se remplace par le robot et l’Intelligence Artificielle. L’essor de la robotique et la tentative d’établir une charte du droit des robots participent de caractéristiques propres à la modernité et ne peuvent être compris qu’en rapport avec elles. La manière nouvelle dont l’homme peut se comprendre détermine son rapport à la science et donc cette dernière doit s’adapter aux nouveaux impératifs de l’humanité. Ainsi …
Par Armance Ageorges.
Lorsqu’on parle de cyborgs, contraction de cyber-organismes, on pense souvent à une science-fiction éloignée du réel, éloignée de nous autant dans le temps que des techniques actuelles. Mais cette technologie est déjà là, et il convient de penser rapidement aux conséquences de l’émergence de cette nouvelle espèce, afin de pouvoir assister à son développement en pleine conscience des changements qui ont lieu, sans se voiler la face.
La définition des cyborgs est très large, car finalement qu’est-ce qu’un cyborg ? Cette catégorie d’êtres vivants sont-ils plus proches des robots, …
Par Pierre-Emmanuel Brugeron.
Le concept d’identité narrative, par son lien avec la conception historique du récit, nous semble être un déplacement dangereux. Si nous acceptons qu’une identité est essentiellement une volonté propre, et que les entités non-individuelles ne possèdent pas de volonté (ou sous un mode si éloigné qu’il ne revêt pas le même sens), alors le modèle d’identité narrative est essentiellement détournable en une mise en retrait…
Par Eve Suzanne.
La question qui se pose dans le cadre du conflit qui oppose les neurosciences à une partie du monde intellectuel (entre autres, les psychanalystes) peut se résumer de la sorte :
Sommes-nous pilotés par, et seulement par, nos gènes ?
Autrement dit, est-ce que l’Homme psychique est intégralement réductible aux lois qui gouvernent l’Homme neuronal, c’est-à-dire que ses manifestations seraient compréhensibles du seul point de vue de son activité cérébrale ?
La position dominante au sein des neurosciences aujourd’hui va dans le sens d’une plus grande prétention à rendre caduque les sciences …
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Par Guillaume Gallais.
« Seul l’homme serait digne d’une considération éthique de premier plan ». Cherchant à sonder l’une des justifications classiques de ce statut spécial de l’homme, comme disposant d’un degré de rationalité supérieur, ce travail de recherche de Guillaume Gallais tente de montrer que cette stratégie d’exclusion des non-humains hors de l’éthique paraît toutefois échouer.
En effet en l’adoptant, on aboutit à une alternative néfaste pour l’objectif initial. Il faudrait ou bien renoncer à une éthique limitée à l’humain, ou bien décentrer la morale de l’homme au profit d’êtres qui …




