Philosophie de la corrida

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Par François Carrière

Le texte de Francis Wolff « Le statut éthique de l’animal dans la corrida » paru dans les cahiers philosophiques n°101 en Avril 2005 traite du problème épineux de la corrida. Plus précisément il se concentre sur le statut éthique de l’animal (ici le taureau) dans cette pratique. Une précision s’impose d’emblée : la corrida représente pour Wolff un objet d’amour. Il s’agit, en l’étudiant philosophiquement, de faire « d’un objet d’amour un objet de pensée »1. Et si cet objet peut être étudié philosophiquement et conceptuellement, c’est dans la mesure où il touche aux valeurs, (esthétiques comme éthiques). Son article se focalise plus particulièrement sur la seconde dimension.

La corrida relève de l’éthique à tel point que son interdiction, en plus d’une perte culturelle et esthétique, constituerait un véritable « scandale moral » ; car le taureau dans une corrida n’est aucunement traité comme un objet, et constituerait alors un modèle possible pour une éthique.

1Wolff, Francis, Philosophie de la corrida, hdp, fayard, 2007.


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