Conclusions

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Nolwenn Picoche

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Le propre de l’homme est d’accroître son espèce comme toutes les autres espèces vivantes. Le problème est que l’humanité compte six milliards d’individus qui disposent de moyens techniques sans pareil. Afin de permettre à tous de survivre les hommes sont dans l’obligation d’exploiter leur environnement. Mais dans nos pays occidentaux la survie n’est plus un problème, il faut dorénavant parler de bien vivre. Ce bien vivre va avoir des conséquences probablement irrémédiables sur l’environnement. Nous pouvons déjà observer certaines conséquences de l’action humaine que nous appelons des destructions de la nature. Le paradoxe principal de cette observation est que l’homme a besoin de son environnement pour vivre. En recherchant à tout prix le bien vivre, l’homme met en danger sa survie.

Pour les membres de l’écologie profonde, il faut une nouvelle pensée alternative à celles qui existent. L’anthropocentrisme est une des causes de la destruction de la nature. En plaçant l’homme au-dessus de tout, il a fait de la nature une ressource n’existant que pour servir l’homme. L’homme se croit supérieur, c’est pourquoi son bien vivre passe avant tout le reste, avant les autres espèces animales ou végétales. Cette croyance nous vient de notre histoire et est enracinée en chacun de nous.

Il est vrai que l’homme dispose de quelque chose de plus que les animaux ou les végétaux mais ce n’est pas une raison pour les considérer comme des êtres inférieurs. Au contraire, ce plus devrait nous servir pour éviter la destruction de la nature. Pourtant ce plus accélère la destruction de la nature. La technique pourra peut-être nous aider ou pas. Ce qui est à noter, c’est que ce plus de l’homme ne l’empêche pas de détruire ce grâce à quoi il vit. L’homme répond avant tout à ses instincts qui sont communs à tous les êtres vivants, la survie et le développement de l’espèce, la défense du territoire. Le plus dont dispose l’homme participe à la destruction de la nature et nous permet en même temps d’en prendre conscience. Mais comme le disait Descartes dans Les Passions de l’âme, seules les passions sont des moteurs pour nos actions, la raison seule ne peut rien. C’est pourquoi Hans Jonas explique qu’il faut que nous ayons peur. Seule la peur de disparaître pourra permettre à l’humanité de penser réellement à la destruction de la nature et mettre sa raison au service de l’environnement mais pour certains écologistes il serait déjà trop tard.


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