Meinong chez les stoïciens (II)

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Muriel Briançon – A.T.E.R. en Sciences de l’Education à Aix-Marseille Université. – Docteure en Sciences de l’Education

4. Une connaissance rationnelle

Le statut extra-ontologique de l’objet de pensée est l’argument majeur de Meinong pour dépasser la métaphysique et étendre le champ d’application de la théorie de l’objet à tout ce qui est rationnel. Le philosophe autrichien défendait la théorie de l’objet comme science propre et première, « science a priori qui concerne tout ce qui est donné »[1], « science de l’objet pur »[2], modèle scientifique synthétisant toutes les autres sciences car « ce qui relève de la théorie de l’objet, c’est donc le rationnel (das Rationale), par conséquent tout sauf une terre nouvellement découverte mais au contraire […] le modèle […] de la rigueur scientifique »[3].

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En ce qui concerne la rationalité, les stoïciens soutiennent eux-aussi que la représentation humaine est rationnelle (logiké) contrairement à celles des animaux qui sont irrationnelles. C’est même là la seconde différence majeure entre l’être humain et l’animal : l’âme humaine possède le logos, compétence particulière qui transforme notre capacité perceptive. Trois arguments en faveur de la rationalité sont avancés. Premièrement, toutes nos représentations sont dès le départ discursives : une de leurs caractéristiques est d’être un « dicible » (lekton), que l’on peut exhiber dans le langage sous la forme d’un énoncé qui subsiste[4]. Le lekton n’est pas un corps, c’est un « incorporel », ce qui est dit au sujet d’un corps. Deuxièmement, la représentation humaine est apte à saisir des relations : l’âme a une capacité à la combinatoire[5], c’est-à-dire à générer des structures complexes et à inférer des choses qui ne sont pas là. Troisièmement, l’assentiment, notion stoïcienne nouvelle même si peu définie à l’époque comme si sa signification allait de soi, est un jugement rationnel sur l’existence de l’objet. Les stoïciens disent simplement que nos représentations des objets ou d’une situation sont des « sollicitations » qui demandent un « assentiment » (ferme, erroné, précipité…). Il faut attendre Epictète[6] pour définir la notion : assentir à une représentation, c’est avoir le sentiment qu’il en est réellement ainsi, que la chose est bien là.  Trois cas se présentent : donner son assentiment c’est juger que la chose existe ; refuser son assentiment, c’est juger que la chose n’est pas telle que je me la représente ; suspendre son assentiment, c’est juger que l’existence de la chose est incertaine et qu’on ne peut trancher ni dans un sens ni dans l’autre[7]. C’est une sorte d’évaluation de la représentation basée sur un jugement d’être vis-à-vis de l’objet.

Résumons les arguments stoïciens en faveur de la rationalité : les représentations sont des lekton incorporels qui subsistent ; l’âme humaine présente une forte capacité à la combinatoire et à générer des représentations sur des choses qui ne sont pas là ; enfin, l’assentiment stoïcien est un jugement sur l’existence de l’objet. Chez Meinong, les Objectifs n’existent pas mais subsistent,  sont des superiora construits sur des inferiora à l’aide de relations de complexion[8] et sont des jugements sur le mode d’être de l’Objet.  La proximité entre la pensée stoïcienne et la pensée meinongienne est là encore saisissante.

5. L’évidence intrinsèque

 

Meinong conçoit la connaissance à partir de l’idée d’évidence[9] : « les jugements évidents forment ce que l’on nomme, au sens strict, des connaissances ; la théorie de la connaissance est par conséquent la théorie des jugements évidents »[10]. La compréhension relèverait alors d’une évidence a priori[11]. Pour le philosophe autrichien, « ce qui seul est alors décisif c’est la présence ou l’absence de l’évidence requise » [12].

Or cette idée n’est pas nouvelle. Les stoïciens ont fondé leur théorie de la connaissance sur le concept de « représentation compréhensive » (phantasia kataleptiké), bâtie sur la notion d’évidence et critère de la vérité. Il faut en effet la traduction de Cicéron[13] pour passer du grec kataleptikos au double sens actif (qui prend/saisit) et passif (qui est pris/qui est saisi) à l’idée de (com)prendre avec l’esprit. Il résulte de cette étymologie que la représentation compréhensive a donc un fort pouvoir de saisie et une double facette : elle est compréhensive et compréhensible. D’un côté, la représentation est active : elle (nous) saisit par son évidence si bien qu’on ne peut la refuser quand elle apparaît et elle saisit l’objet. De l’autre côté, elle est compréhensible car plus facilement saisissable que les autres représentations. Voyons plus en détail cette notion de représentation compréhensive. Comme toute représentation, elle possède un noyau d’objectivité (un objet m’affecte) mais obéit aussi à des paramètres psychiques et subjectifs (l’état de mon esprit joue aussi[14]). Elle devient « compréhensive » lorsqu’elle permet de saisir la chose, qu’elle reproduit exactement et avec fidélité l’objet qui l’a causée et qu’elle se manifeste avec une sorte de clarté et d’évidence. Il y aurait ainsi deux critères de reconnaissance d’une représentation compréhensive : la manière dont elle révèle l’objet et sa qualité[15]. D’une part, elle révèle l’objet avec clarté, exactitude, fidélité, vérité[16] ; d’autre part, elle se distingue d’une représentation quelconque par son degré d’évidence (certitude immédiate et subjective)[17].

Cette évidence intrinsèque à l’acte de connaître conduit logiquement Meinong, après les stoïciens, à conclure sur l’autovalidité de la connaissance. Ainsi les propos de Meinong, « Il y a donc connaissance pour ainsi dire en vertu de sa toute puissance – principe de l’autovalidité de la connaissance »[18] rappellent étrangement l’idée stoïcienne que la vérité qui repose sur la représentation compréhensive n’a pas besoin d’être prouvée ni vérifiée, puisqu’elle s’atteste par elle-même : elle s’auto-désigne comme telle si bien que le vrai[19] ne peut jamais être pris pour du faux. De ce positionnement commun naît un optimisme épistémologique que Meinong partage avec les stoïciens.

6. Tout est donc connaissable

Conséquence de tout ce qui vient d’être dit, la théorie de la connaissance stoïcienne est optimiste et doublement anti-platonicienne : les stoïciens affirment que non seulement nous avons des représentations vraies, mais que nous pouvons également être sûrs de leur véracité. Nos sens nous permettent d’avoir en conditions normales[20] grâce à la représentation compréhensive une connaissance complète des objets. De la même manière, Meinong conclut que « dans l’hypothèse d’une intelligence non limitée dans ses aptitudes et ses opérations, il n’y a donc rien d’inconnaissable, et ce qui est connaissable a le mode d’être d’« il y a » […] : tout connaissable est donné – précisément au connaître »[21]. Pour lui, « il n’y a aucun objet qui ne soit un objet de connaissance, au moins à titre de possibilité »[22]. Contrairement à la métaphysique limitée à la réalité effective, la théorie de l’objet est caractérisée par « son absence de limite »[23]. Dépassant le paradoxe apparent de « la présupposition inéluctable de toute connaissance » et de l’impossibilité d’une telle position, de l’autovalidité de la connaissance même si la critique a posteriori ne peut être qu’inachevée, Meinong confirme avoir les plus hautes exigences épistémologiques[24].

Cet optimisme est rendu possible par la conception d’une connaissance progressive et structurée. Chez les stoïciens également, il ne suffit pas d’avoir des représentations compréhensives pour savoir. La connaissance rationnelle est médiatisée par la représentation compréhensive qui n’est qu’une étape intermédiaire[25] prenant place au sein d’un système de construction des connaissances[26] caractérisé par son optimisme cosmologique et orienté vers le développement progressif de la Raison. Les expériences sensibles et empiriques sont reconnues comme vraies, sélectionnées, mémorisées, organisées, pour construire les notions abstraites, morales et logiques qui forment la Raison humaine[27]. De même le système meinongien prévoit une structure étagée d’objets de pensée, superiora bâtis sur des inferiora[28] à l’aide de relations et de complexions[29] et pouvant à leur tour devenir des inferiora pour d’autres objets encore plus complexes. Cette vision d’une organisation progressive et rationnelle des objets de connaissance autoriserait une connaissance certaine et illimitée.

Optimistes quant à l’accessibilité d’une connaissance complète, rationnelle et objective, Meinong et les stoïciens s’accordent également sur l’importance des vécus émotionnels à l’œuvre dans l’acte de connaître.

7. L’importance des émotions rend nécessaire l’exigence éthique

La théorie de l’objet meinongienne insiste sur l’inter-dépendance entre les vécus intellectuels qui sont à la base de toute connaissance et les vécus émotionnels qui leur sont rattachés. L’auteur essaie alors de classifier les processus psychiques[30] à l’œuvre pour chaque catégorie d’objet : la représentation pour l’Objekt, la pensée pour l’Objektiv, le sentiment pour le Dignitatif, le désir pour le Désidératif[31]. Même la Vérité est analysée par Meinong comme un concept objectif mais aussi un concept vécu[32]. L’analyse des vécus émotionnels élémentaires qu’ils soient passifs (sentiments) ou actifs (désirs) pousse alors Meinong à développer une théorie de la valeur, une éthique et une esthétique.

Cette prise en compte des émotions dans l’acte de connaissance n’est pas sans rappeler l’importance que les stoïciens reconnaissent aux réactions émotionnelles qui sont dictées par toutes les représentations qu’elles soient vraies ou fausses et sur lesquelles reposent certains arguments de leurs adversaires sceptiques.  Commune aux animaux comme aux êtres humains, la hormé est la partie de l’âme qui est le siège des réactions instinctives. Pour les stoïciens, la représentation ne peut pas nous donner une information complètement neutre sur les choses. Notre rapport aux choses n’est pas désintéressé puisque la représentation est orientée selon nos intérêts vitaux. Les stoïciens appellent cela « l’attachement à soi-même » (oïkeïôsis). Ce rapport à soi génère un rapport intéressé aux choses[33] : l’être humain fuit devant ce qui le menace et recherche ce qui lui est utile. Les choses que nous nous représentons nous apparaissent donc comme bonnes ou mauvaises en fonction de leur contribution à notre survie et développement[34]. La représentation apparaît toujours comme embryon de réaction et d’action et la représentation compréhensive, de par son évidence, suscite une réaction émotionnelle forte. Ayant intégré cette position stoïcienne, les sceptiques retournent contre leurs adversaires leur propre argument[35]. Aussi, vu que l’erreur nous incombe et que nos représentations ne sont pas désintéressées, les stoïciens vont développer en parallèle de leur théorie de la connaissance, des exigences morales et éthiques élevées.

Rendue indispensable par la reconnaissance de l’inter-dépendance entre vécus émotionnels et processus intellectuels, l’éthique apparaît comme un prolongement logique et nécessaire de la réflexion sur l’acte de connaissance, chez Meinong comme chez les stoïciens.

Conclusion

Cet article avait pour objectif de mettre en parallèle la pensée de Meinong concernant la connaissance et les positions stoïciennes sur sept principes identifiés comme caractéristiques de la théorie de l’objet. Au vu de ce rapprochement, il nous apparaît que de très grandes similitudes apparaissent et que les différences sont somme toute mineures. Ce qui nous semble étonnant, c’est que Meinong n’ait pas fait explicitement référence aux stoïciens dans les trois textes actuellement traduits en français et dont nous avons ici essayé de rendre compte. Peut-être l’a-t-il fait par ailleurs. En tout cas, Meinong, lucide, écrivait en 1904 : « Ce que révèle ce rapide panorama, malgré sa superficialité, c’est que la théorie de l’objet n’est nullement, en toutes matières, dans la position d’avoir à débuter. La question qui se poserait serait plutôt de savoir si introduire comme on le cherche ici une « théorie de l’objet » signifierait autre chose que baptiser à neuf une vieille entreprise ». Plutôt que pionnier, nous dirions que Meinong se situe dans un continuum de pensée vieux d’au moins vingt-trois siècles. Réhabiliter Meinong, c’est redécouvrir la doctrine stoïcienne. Il n’en demeure pas moins que le philosophe autrichien a non seulement modernisé la pensée stoïcienne mais lui a aussi donné une force qu’elle n’avait peut-être pas jadis, en osant affirmer de manière puissante et lumineuse : « il y a des objets à propos desquels on peut affirmer qu’ils n’existent pas »[36] et « il existe aussi un savoir de la non-réalité »[37]. Le génie de Meinong réside dans l’indication explicite des nouveaux défis méta-ontologiques que le XXIe siècle a la responsabilité de relever. Va-t-on à nouveau oublier l’Aussersein meinongien comme on a oublié le ti stoïcien et avant lui le non-être sophistique[38] ? Vingt-cinq siècles après Gorgias, vingt-deux siècles après Zénon de Citium, Meinong nous montre à son tour la voie d’une pensée plus vaste, plus riche et plus libre.

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Leclercq B. (2010), « Quand c’est l’intension qui compte : Opacité référentielle et intentionalité », in Bulletin d’analyse phénoménologique VI 8, p. 83-108. Long A.A. & Sedley D.N., Les philosophes hellénistiques, tome 2, Les Stoïciens (The Hellenistic philosophers, 1987, traduction J. Brunschwig et P. Pellegrin), Paris, Flammarion, 2001.

Meinong A. (1904, 1921),Théorie de l’objet et présentation personnelle, Préface de Jean-François Courtine et Marc de Launay, Vrin, Paris, 1999 .

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[1] Meinong A. (1904), Opus cité, p. 104.

[2] Meinong A. (1921), Opus cité, p. 132.

[3] Ibid., p. 133.

[4] Long A.A. & Sedley D.N., Opus cité, 33 C p 86 Sextus Empiricus.

[5] Ibid., 53 T p 347 Sextus Empiricus

[6] Epictète, Entretiens, Manuel, Ed. J. Souihlé et A. Jagu, Paris, Les Belles Lettres, 1850, Livre 1, 18, paragraphe 1.

[7] La Nouvelle Académie, sceptique, prône la suspension du jugement : aucune représentation ne serait assez fiable pour qu’on puisse donner son assentiment.

[8] Meinong A. (1899), Opus cité, p. 297-310 et Meinong A. (1921), Opus cité, p. 134.

[9] Meinong A. (1921), Opus cité, p. 145 : « L’évidence, et par suite la connaissance, est ou bien immédiate ou bien médiate, en outre évidence pour la certitude ou évidence pour la conjecture, enfin évidence a priori ou a posteriori ».

[10] Idem.

[11] Ibid., p. 146.

[12] Ibid., p. 167.

[13] Long A.A. & Sedley D.N., Opus cité, 40 O p 200 Cicéron.

[14] Idem. : « […] l’esprit doit s’incliner devant l’évidence ; car de même qu’aucun vivant ne peut ne pas désirer ce qui lui paraît approprié à sa nature, de même il ne peut pas ne pas approuver une évidence qui lui est présentée ».

[15] Ibid., 40 B p 188 Cicéron

[16] Ibid., 40 C p 188 Cicéron

[17] Les néo-Académiciens sceptiques critiquent les stoïciens surtout sur cet aspect-là de l’évidence, la qualité de la représentation compréhensive, sur son critère interne de distinction du vrai/faux et son auto-révélation. Ils bâtissent leurs critiques autour de l’idée d’apparallaxia, la très grande ressemblance entre les représentations vraies et fausses et donc leur indiscernabilité.

[18] Meinong A. (1921), Opus cité, p. 165.

[19] Pour les stoïciens, la vérité et l’évidence divergent dans des cas très particuliers et exceptionnels, par exemple lorsqu’une vérité est accompagnée d’une contradiction. Certaines vérités ne sont pas évidentes, on ne peut pas leur donner un assentiment immédiat, mais dans la plupart des cas, la vérité s’accompagne d’évidence.

[20] Long A.A. & Sedley D.N., Opus cité, 41 B p 212 Cicéron

[21] Meinong A. (1904), Opus cité, p. 83.

[22] Idem.

[23] Meinong A. (1921), Opus cité, p. 133

[24] Ibid., p. 165.

[25] Long A.A. & Sedley D.N., Opus cité, 41 C p 212 Cicéron.

[26] Ibid., 41 B p 211 Cicéron.

[27] Ibid., 39 E p 179 Aétius

[28] Meinong A. (1899), Opus cité, p. 268 : « Afin de fixer la terminologie d’un seul coup, on ajoutera que les objets sur lesquels apparaît reposer un tel objet d’ordre supérieur seront nommés, le cas échéant, ses inferiora, et qu’un objet qui, d’autre part, s’avère être construit sur un autre objet, sera nommé le superius de ce dernier ».

[29] Ibid., p. 269-274 : les relations sont des collections d’objets permettant de construire le concept de classe, tandis que la complexion serait la conscience de cette collection.

[30] Meinong A. (1921), Opus cité, p. 154 : « Le terme générique qui leur [aux processus psychiques élémentaires] convient le mieux serait « vécu de pensée » ou « réflexion » ».

[31] Ibid., p. 134.

[32] Ibid., p. 148 et p. 174 : la vérité est à la fois un concept objectif mais aussi un concept vécu puisqu’il représente un dignitatif et un désidératif, jugement impliquant donc les sentiments et les désirs.

[33] J. Brunschwig, « Les Stoïciens », in M. Canto-Sperber (dir.), Philosophie grecque, Paris, PUF, 1997, p. 511-562.

[34] L’être humain est attaché à sa propre existence et a le souci de se préserver et de se développer. On pourrait faire des rapprochements entre l’oïkeïôsis stoïcien et la Volonté de puissance nietzschéenne qui vise la conservation et l’accroissement de la Vie.

[35] Long A.A. & Sedley D.N., Opus cité, 40 H p 193 paragraphe 2 Sextus Empiricus : les représentations fausses (cas des hallucinations, du rêve, des maladies mentales) peuvent entrainer les mêmes réactions et émotions que les représentations vraies, ce qui les rend indiscernables.

[36] Meinong A. (1904), Opus cité, p. 73.

[37] Ibid., p. 101.

[38]  En ce qui concerne l’indépendance de l’objet de pensée vis-à-vis de l’être, des sophistes tels que Gorgias (Ve siècle avant notre ère) avaient initié la réflexion il y a déjà 2 500 ans.

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